• Il s'agit des journées mondiales de la jeunesse, cela semble simple pourtant... Des don camilliojeunes venus de partout se rassemblent... Sont-ils venus pour prier, ou faire un agréable pèlerinage au soleil... Se réunir entre-eux pour échanger des idées, (parce-qu'ils ont certainement parler aussi, de leur études, travail, groupes préférés, affaires de coeur et de cul), tenter peut-être aussi de raffermir une foi chancelante ?

    Sont-ils venus avec des pensées meurtrières, pour casser et piller Non, ils sont venus pacifiquement, histoire de faire quelque chose de différent des autres jours, pour entrevoir un pape que pour ma part, je n'aime pas, sans pour autant tenter, par la force d'en dégoûter les autres !

    Ils sont venus pour en parler ensuite et draguer entre-temps : En quoi, la chose est-elle répréhensible ? Quel mal ont-ils fait ?

     

    D'autres jeunes les accusent de bafouer la laïcité, je me demande bien en quoi ? Les musulmanes portent toujours des robes assez longues pour dérober leur chevilles aux regards des hommes, (A mon avis ils voient davantage et plus tout autour d'eux, si tant est, et je ne le crois pas, que chaque homme est un danger potentiel et  sans baisser la tête), et des foulards pour cacher leur cheveux ! Les prêtres catholiques promènent le plus discrètement du monde leur carré blanc... sous le cou, et les nonnettes, si elles ne portent pas de string apparent, en mettent peut-être sous les vêtements de tout le monde !

    Ah! Oui, le rassemblement ! Mais pourquoi, n'aurait-ils pas le droit de se rassembler pour parler de tout, y compris de religion ?

     

     En France, on se rassemble dans les rues pour tout et parfois n'importe quoi : Aussi bien son contentement (denrée rare présentement), qu'une colère de plus en plus en plus justifiée. Alors pourquoi, étant en démocratie, chose dont je doute assez, devant les circonlocutions de beaucoup à dissimuler ses idées, ses pensées, sa façon de vivre, de peur d'être accusé de racisme ou autres choses aussi exagérées et imbéciles, les jeunes catho, de France, n'auraient-ils pas le droit de se rencontrer, pour entre-autre, parler du Dieu, auxquels ils croient ?

    abbé pierre troisAu début de l'été, juste pour faire chier ceux qui attendaient leur vacances depuis un an, des grèves ont été organisées pour retarder les départs, les pertes financières pour les pro du tourisme ont été importantes, et la France est tout aussi fauchée que l'Espagne ! D'ailleurs, qui ne l'est pas, en dehors des petits privilégiés du système actuel, et des membres du gouvernement ?

     

    Les calculs établis par les pro-JMJ, assurent que les retombées économiques seront supérieures aux dépenses engagées... Les anti, assurent le contraire... A mon avis, rien que la controverse, les ventes de journaux, les retransmissions les vidéos tirées des bagarres et les ventes de pizzas vendues, sont en faveur de la première hypothèse.

     

    Bref, même si j'en avais eu encore l'âge, je n'aurais pas été à cette réunion, mais j'aurais détesté qu'on me l'a déconseille... Je ne vois pas d'assez bonnes raisons, pour aller me faire bousculer... et la bénédiction de Benoït XVI, ancien ou même peut-être encore adepte de l'Opus-Deis, n'a pas d'importance pour moi. Celle de son prédécesseur en aurait eu davantage... Je me suis vu plier, sans même y penser, le genou devant l'abbé Pierre, lorsque je l'ai rencontré, il y a des années, à Saint-Ouen, pas pour la religion... Pour l'homme tout simplement !

     

    Je ne peux pas cautionner les excès et les violences, des contestataires de Rome, de cette jeunesse qui profite de, ou provoque chaque occasion pour taper, casser, dégrader, brûler, simplement pour assouvir des pulsions rarement issues du désenchantement que par paresse, indifférence ou niaiserie on leur prête...

    Voilà, mon avis ne compte pas ou si peu, (d'ailleurs on ne m'écoute jamais moi, Sniff), mais je crois vraiment qu'en dépit du misérabilisme souvent insufflé sciemment par intérêt politique ou privé, il y a encore de belles et bonnes choses à voir et a faire, pour cette partie de cette jeunesse là, dès qu'elle aura raser les poils qu'elle a dans les mains !

     

    A demain mes ami(es). Merci de votre fidélité et n'oubliez pas "Et Op, un p'tit com pour Nettoue"

     

    krikri

     

    Yahoo!

    52 commentaires
  • grégoireIl s'appelait Grégoire et il était peintre. Ses tableaux se vendaient bien, enfin honorablement... Mais tout au fond de son coeur Grégoire savait que l'oeuvre de sa vie était à venir et que ce qui germait  en lui, encore sans nom  et sans visage, à la fois douloureux et empli d'espérance, lui serait une  joie et une blessure qu'il devrait vivre !

     

    Parfois la nuit, il la voyait en rêve, mais le coeur déchiré sentait que le matin ne lui apporterait que l'oubli : C'était pourtant là, frémissant et prêt à éclore au bout de son pinceau, impatient dans ses mains d'artiste, frustrant son moi intime.

    Et puis un jour lors d'une promenade dans son parc favori, il sentit qu'il était prés du but, que le sujet de la peinture de sa vie allait se trouver au détours d'une allée : Pour mieux la cerner, se l'ancrer dans l'âme et le coeur, dans sa chair, s'il le fallait, il s'assit sur un banc, et infiniment concentré ferma les yeux !

     

    Les jeux d'un petit enfant s'ébattant sous le regard attentif de sa maman, le tirèrent de sa longue méditation. Il ne l'avait pas vu arriver, ni senti se poser  à coté de lui, il s'excusa contrit, mais les yeux attirés par l'enfant qui le fixa soudain avec gravité. Le souffle court, submergé par l'émotion, Grégoire se crut encore la proie de ses rêves inachevés... C'était lui ! Enfin, son enfant Jésus, représenté si souvent, au bout de ses exils du présent !

     

    La maman accepta que le petit Joshua posa pour lui. Elle l'accompagna pour les séances de pose et au fil des jours, la toile se révéla être un chef-d'oeuvre. mais bizarrement le peintre avait du mal à fixer son petit modèle qui s'obstinait à glisser laissant un vide inexplicable sur la toile : Alors, Grégoire comprit qu'il lui fallait un second personnage et la lumière se faisant, il su que celui-ci se devrait  représenter sous les traits de Judas !

     

    clochardIl reprit ses quêtes solitaires mais, cette fois, en sachant ce qu'il cherchait... Il savait, mais ne trouvait pas le visage du traître tel qu'il se le représentait... Certes il aurait pu le peindre en se l'imaginant, mais cela aurait été imparfait, incertain et il n'était pas sur qu'alors ses mains obéiraient à ses pensées.

     

    Les années passèrent et la toile inachevée attendait toujours sur son chevalet... Attendit jusqu'au jour ou désenchanté,  voulant noyer son amertume dans un peu de mauvais vin, il entra au hasard dans un méchant troquet presque crasseux où quelques hommes bérets et casquettes vissés sur la tête jouaient aux cartes, côtoyant sans les voir quelques prostituées roulant des hanches sans beaucoup de conviction.

     

    Un clochard s'arrêta sur le seuil, fouilla ses poches dans l'espoir déjà vain d'y trouver quelques piécettes susceptibles de lui procurer l'oubli ... Grégoire lui tendit un peu d'argent et l'homme releva la tête en remerciant la main généreuse... Une foule d'émotions hésitantes s'inscrivirent alors sur son visage, tandis que de grosses larmes d'enfants coulèrent de ses yeux.. Grégoire se figea, en proie à un trouble profond  qui n'était que douleur... Et puis, il s'écria : Mais, le voici mon Judas ! Le voilà comme je le veux depuis des siècles, désespéré et repentant !

    --- Vous ne pouvez pas me reconnaître, bien sur monsieur Grégoire Anselme,mais je fus aussi votre Jésus !

    Trente cinq ans s'étaient écoulés...

     

    A demain mes ami(es). Merci de votre fidélité et n'oubliez pas "Et Op, un p'tit com, pour Nettoue"

     

    krikri



    Yahoo!

    34 commentaires
  • Tout soudain, j'ai eu envie de me pencher sur une femme dont seul un immense amour anne-sinclair.jpgguide les faits et gestes, et jusqu'aux moindres pensées. Son mari !

    Son défaut est-il de trop aimer un homme qui ne le mérite pas ? Ce n'est pas à moi de juger.... Pour autant dans un monde où, en dehors de quelques exceptions,  il est devenu l'usage de "Faire un bout de chemin ensemble", un amour aussi fort, ne devant rien à celui de l'argent et du pouvoir mérite à mon sens, d'être souligné !

     

    Anne est la fille de Joseph-Robert Schwartz, richissime et cependant actif militant de gauche, patriote de la première heure, qui rejoint la < résistance > dès 1940. Pas à Londres, mais à New-York, puis au Caire, à Beyrouth, à Damas. Il adore sa fille qui aurait pu se contenter de mener une vie oisive de riche héritière, et pourtant elle choisit le journalisme, le vrai, (pas celui honteux des peolades anglaises, actuellement mises en accusation), où elle excelle : Les personnes les plus en vue fréquente 7/7.L'émission bat des delors.jpg records d'audience chaque semaine et verra 12 millions de téléspectateurs, lorsque Jacques Delors y annoncera son intention de ne pas poser sa candidature à la présidence de la République, en y ajoutant  : < Mais avec qui, je pourrais gouverner > ?

    C'est aussi chez-elle, que Sharon Stone, prouvera que l'on peut-être belle et avoir un QI exceptionnelle !

    Anne sera choisi, pour représenter le buste de Marianne.

     

    Pour son époux qu'elle a rencontré dans l'émission < Questions à domicile >, elle va quitter la télévision, se consacrer à lui, devenir son mentor, sa conseillère, fermer les yeux sur l'oubli qu'il a parfois, sinon de son amour pour elle, à tout le moins du respect qu'il lui doit !

    Anne Sinclair qui à prise le nom de résistant de son père, fait face à tout. Elle ne ferme pas les yeux, mais son amour la pousse à relativiser l'importance des choses...

    Elle est aux cotés de son mari lors du scandale du MNEF, elle l'est lors de sa traversée du désert, elle l'est durant sa descente aux enfers !

     

    L'affaire Piroski étalée dans la presse, l'a meurtrie et humiliée aux yeux du monde, elle écrit sur son blog < Nous, nous aimons comme au premier jour >. Elle le pense, elle sait depuis toujours que "Domi", est addic aux femmes, que cela constitue un danger pour sa carrière, alors elle redouble de vigilance car le chemin conduisant à l'Elysée est semé d'embûches. Plongée dans cette lutte pour une victoire presque annoncée, elle est de tous les combats, de tous les instants, elle souffre sûrement, mais veille dans l'ombre... Pour elle ?  Elle aurait pu tout avoir,  elle a déjà tout, sans lui !

    Seulement, ce soir là au Sofitel, Dominique Strauss-Kahn est seul... Enfin aurait dù l'être !

     

    A demain mes ami(es). Merci de votre fidélité et n'oubliez pas "Et Op, un p'tit com, pour Nettoue"

     

    krikri

    Yahoo!

    40 commentaires
  • abelEt c'est aussi mon voisin, un homme à l'ancienne comme on n'en voit plus, qui va sur ses 89 ans avec une allégresse de coeur surprenante ! Non, déconcertante est plus juste car à chaque fois que je le rencontre, ce qui est relativement souvent, son courage et sa manière de vivre, envers et contre tout, ainsi qu'il l'a toujours fait, me cloue sur place...

     

    Souvent bougon et même râleur à la limite chiant, mais quelle foi en se que peut faire un homme tant qu'il peut se tenir debout ! 89 ans, c'est un âge, surtout avec les misères petites et grandes qui s'accrochent à son âge.

    Bref, Fouzi et son épouse Pâquerette, une jeunette de six ans sa cadette, (Et qui prétend tout savoir mieux que moi) râle-t-il souvent, vivent dans un rez-de-chaussée donnant sur un espace vert , clos.

     

    Il n'y avais pas un an qu'ils étaient arrivés que trouvant qu'une des branches des tilleuls et merisiers bordant l'allée centrale, normalement entretenue par la commune, portait trop d'ombrages à une de ses chambres à coucher, qu'il se munissait d'une échelle pour aller tout bonnement la scier : Cela peut paraître anodin, mais Fouzy était déjà un peu sourd et agité d'un léger tremblement, par ailleurs, il ne pouvait pas se déplacer sans une lourde canne, cela ne l'empêcha pas de se concocter un potager qui lui donna tellement de tomates qu'il demanda à mon fils d'en face de les lui photographier...

     

    Il cimenta ensuite un petit coin devant sa porte-fenêtre, y scella des dalles, grognant et rouspétant sans toutefois accepter d'être aider pour y poser une tonnelle sous laquelle il s'assoit pour y remplir ses mots fléchés mille cases.

    L'hiver de cette année là ne lui réussit pas car il dut se faire opérer d'une hanche, et deux mois plus tard se faire déboucher l'estomac qui se bouchait pour un oui ou un non !

    A peine rentré de l'hôpital, je le surpris couché sous sa vieille R5, en train de lui faire une vidange après avoir poser sa première béquille contre le mur : Exceptionnellement, il me laissa l'engueuler et démarrer sa voiture restée plusieurs semaines sans tourner.

     

    potagerPeu après, il attrapa une bronchite et profita de ce nouveau séjour en clinique pour se faire retirer la cataracte qui le gênait pour négocier ses virages lors de ses courses au supermarché. A présent, il marche avec une seconde béquille en attendant l'opération de sa seconde hanche, il tremble de plus en plus, et devient suffisamment sourd pour que l'on doive s'approcher très près et face à lui pour qu'il comprenne bien.

    Il devra un peu plus tard se faire ôter la cataracte de son second oeil et en attendant, il agrandit son jardinet !

     

    Il y a quelque temps, , un dimanche glacial où je revenais d'une longue ballade avec Scarlett, elle en manteau fourré, moi aussi avec en plus casquette et écharpe de trois mètres autour du cou, les fesses serrées pour éviter une prise de gel, moi, pas Scarlett car elle porte fièrement une petite queue touffue de 19 centimètres : Les Cairns terrier écossais ont ceci de particulier qu'ils se porte la queue en l'air (je ne parle pas des écossais), constamment sauf en cas de grosse frayeur, Scarlett, quant à elle, le fait pour se protéger la foufounette !

     

    Que vois-je alors ? à environ trois kilomètres de la maison, vêtu d'une grosse veste à carreaux, rouges et verts, et d'un passe-montagne (maintenant une cagoule), marchant plié sur ses deux béquilles, apparaissant au bout du chemin ? Fouzy ! De lui, rien ne m'étonne mais où j'ai failli choir sur mon séant, ce fut quand il me dit la voix grondeuse.

    --- Mais, il fait si froid, vous ne devriez pas aller aussi loin par des temps pareils ! Vous risquez d'attraper du mal !

     

    Bêtement, j'ai eu envie de l'embrasser, mais j'ai eu peur qu'il prenne cela pour une offense envers son statut d'homme âgé...

    Je vous ai déjà raconté Fouzy, il y a quelques mois, et si j'y reviens aujourd'hui, c'est parce-que vous ne le connaissez pas tous encore... Et c'est aussi parce-qu'il y a trois jours, je le vois, appuyé contre un mur de son garage, une de ses deux cannes à la main, en train de contempler la voiture qu'il n'a désormais plus le droit d'utiliser... Elle était sortie et un homme que j'ai détesté sur le champs tournait autour en la photographiant sur toutes les coutures.

     

    abcd.jpgLa voiture de Fouzy, lui même ancien mécanicien, pas un grain de poussière n'a jamais osée s'en approcher, et son moteur tourne comme une horloge, il y a peu, Fouzy lui avait encore fait une vidange (il avait pù s'y glisser mais des voisins avaient du l'aider à en ressortir, et il ne se passait que peu de jour sans qu'il ne vienne la mettre en route, un air de grande nostalgie sur son beau vieux visage !

    A ma question muette, il répondit :

    --- Pâquerette veut que je la vende !

    --- Je comprends Fouzy, mais pourquoi, on vous la photographie comme ça ? Il hocha la tête sans répondre et me désigna seulement le pingouin, avec la tête sur la banquette arrière et son gros cul flasque débordant par la portière.

    --- C'est pour les vices cachés, répondit le pingouin en émergeant de l'habitacle.

    --- Mais, normalement, une voiture de cet âge et aussi bien entretenue ne se vend-t-elle pas en l'état ? Je réplique en ayant mal pour mon vieil ami. Puis, je suis repartie, avec Scarlett, pour éviter de voir les larmes qui coulaient du bleu délavé de ses yeux...

     

    A demain mes ami(es). merci de votre fidélité et n'oubliez pas "Et Op, un p'tit com pour Nettoue".

     

    krikri

    Yahoo!

    44 commentaires
  • --- Fermes-bien ta porte et n'ouvre à personne. Je serai de retour avant l'arrivée des < batailles-du-roi.jpgPublicains >, tu n'en doutes pas j'espère ?

    Non, elle n'en doutait pas. Les émotions l'avaient physiquement épuisées, mais elle se sentait plus résolue et forte que jamais !

    --- Ta blessure, dit-elle seulement, je... Fais attention... s'il t'arrivait quelque chose...

    --- Je connais des chemins fréquentés uniquement par les braconniers... Il n'y a pas de danger. A présent, va te reposer et fais-moi confiance !

    Elle s'endormit en rêvant d'un beau regard d'or bruni.

     

    Ce sont des coups donnés dans la porte qui la réveillèrent en milieu de matinée, elle se lève aussi vite que son embonpoint le lui permet et s'empresse à la porte.

    --- Qui est là, demande-t-elle ? En même temps elle voit par les interstices des volets qu'il fait grand jour. Elle s'empresse alors de passer une douillette et de torde au mieux ses mèches emmêlées.

    --- Ne craignez rien, madame, nous sommes soldats du roi, il faut que nous vous parlions.

    Ils sont quatre, semblent courtois et presque prévenant en voyant sa silhouette porteuse d'un enfant. Nous avons de très mauvaises nouvelles à vous annoncer !

    Elle pâlit, pensa aussitôt à Eloi, puis se rassura. personne ne pouvait être au courant de sa venue de la nuit : Alors Bertrand ?

    --- Mon mari, dit-elle, il lui est arrivé quelque chose ?

    --- Savez-vous, où il était cette nuit madame ? Elle est tenté de répondre, chez son frère, et puis à leurs regards elle comprend qu'il faut mieux ne pas mentir et tout dire, sans parler d'Eloi bien sur !

    --- Je l'ai pensé parti chez son frère, dit-elle tandis que les larmes ruissellent sur son petit visage sans couleur, et puis...

    --- Et puis, insiste celui qui vraisemblablement est un brigadier ?

    --- Et bien, je me suis endormie dans un fauteuil... Des bruits m'ont réveillés, j'étais angoissée d'être seule, j'ai cru avoir rêvé, seulement...

    --- Seulement, vous avez vu le Gabeleur Bertrand Masson aller dans la grange !

    --- Non, je n'ai pas été jusque là, je... J'ai juste entendu la porte s'ouvrir, c'est une lourde porte, elle grinçe et j'ai vu son cheval attaché derrière la fontaine. Quelques minutes plus tard, il repartait et... Et j'ai eu le pressentiment qu'il ne reviendrai pas : Vous comprenez, il... Il ne voulait pas du bébé !

     

    jaquelineVrai et faux mêlés, de fait elle ne ment pas et cela donne de la vraisemblance à ses mots. Elle évite seulement de parler d'Eloi. Et cela pour tien au monde elle ne l'aurait fait !

    --- Votre époux s'enfuyait, madame, mais en emportant une jolie somme volée au roi ! Il était vêtu comme un croquant et c'est pourquoi nous l'avons pris en chasse : Il pensait passer mieux inaperçu et ce fut l'inverse !

    Il s'est perdu volontairement dans les fourrés et nous a tiré dessus. Nous étions trois, l'un des autres est mort, nous avons riposté, il est tombé mortellement blessé. C'est là que nous avons découvert qu'il transportait beaucoup d'argent dans une ceinture de chasseur !

     

    Hélène se caresse le ventre, le geste des mamans éprouvant le besoin de dire < Je t'aime >,  à leur bébé à naître. En dépit de tout, il est le fruit de l'amour, il a été conçu dans ce qu'elle croyait être le bonheur... Tout se brouille devant ses yeux, elle essaie de se lever, mais le plancher lui saute au visage. Sans le secours d'un des soldats, elle serait tombé.

    --- Y-a-t-il, quelqu'un pour s'occuper de vous ? Une parente, une amie ?

    --- Oui, brigadier intervint une voix chaude et ferme. Mes parents ! Je suis Eloi Martin, mon père est orfèvre à Dijon. Nos mères se sont connues au "Couvent des fleurs", rue de la Martinière, La maman d'Hélène était ma marraine et sachant combien la région est en ébullition et son mari toujours sur les routes alors que le bébé n'est pas loin, l'on m'a chargé de la ramener en ville où les choses sont plus calmes !

     

    Hélène, ne peux en détacher les yeux : Pour faire convainquant, il s'est vêtu de l'habit de drap et de l'affreux bonnet propre aux artisans compagnons d'Arts ! Elle se sent faible, mais il est là et plus rien de compte.

     

    Plus tard, alors qui la ramène dans le "coche" à quatre chevaux, le plus confortable qu'il ai pu trouver, Eloi lui explique :

    --- Je l'ai ai vu arriver, et par des "Jacques", amis, je savais  ce qui était arrivé ! Ton enfant, et si tu veux bien le mien bientôt, naîtra dans la maison de mes parents.

    Je suis orfèvre également, mais seule la création me plaît et j'ai horreur de vivre cloîtré dans une boutique, alors j'ai une maison et un atelier en dehors de ville où je vis avec Nana, ma chère nourrice volée à mes parents... Il rit et poursuivit : Elle est devenue ma gouvernante, Joseph, son époux s'occupe un peu de tout. Ils logent au dernier étage. j'exécute les commandes paternel mais la vente n'est pas mon rayon.

     

    --- Cela... Cela veut dire que tu voudra m'épouser ? Que tu aimes les enfants ? Un sourire hésitant était apparu tremblant sur la jolie bouche d'Helène, mais... Tes parents, tes amis, moi je n'ai rien !

    Eloi posa sa bouche sur la sienne, en un sage baiser d'enfant 

    --- Après un délai raisonnable, dont je me moque d'ailleurs éperdument, mais par égard pour la bienséance, ma famille, la tienne et nos enfants, oui ma chérie !

     

    A demain mes ami(es). Merci de votre fidélité et n'oubliez pas (Et Op, un p'tit com pour Nettoue).

     

    krikri

    Yahoo!

    66 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique