• Dans mon album, depuis cousin homo Habilis, à nouveau des pages vides... sans erectus-demain.jpg interêt, car après n'avoir pas eu de commencement tout comme papy et mamie Australopithèques, eux aussi  semblent ne pas, non plus, eu de fin... Je suis très triste, finalement sur ce peu de chose que l'on arrive pas à savoir... Damned, au lieu de remettre des écoutes téléphoniques pour espionner ici et là, on ferait mieux de se soucier , cette fois encore de nos anciens ! Et que le président ne me dise pas que les crédits manquent, car pour envoyer tuer de jeunes pères en Afghanistan, il en trouve toujours...

     

    Bref, soudain au fil de ma recherche, voici qu'apparaît tonton homo érectus, et je vous jure que lui et tata ont fière allure... En me renseignant, il semblerait que si les australopithèques ont été dévorés, par des tribus cannibales, les habilis seraient morts d'une épidémie de tuberculose...

    Cette fois de 400.000 à un million d'année de notre ère, je me retrouve, comme je vous le dis, avec des ancêtres plus grands, plus droit, (avec le mot érectus il fallait s'en douter), avec une stature proche de la notre : C'est à dire dénué de cette démarche d'oie énamourée attribuée à Ségo la charmeuse, par Nicolas Canteloup.

    Moins poilus également et avec un cerveau de 1000 cm3, alors que le notre d'aujourd'hui est de 1300, ce qui l'aide naturellement à y engouffrer des choses nouvelles : Remarquons toutefois, qu'actuellement ce ne sont pas les plus grosse têtes qui, dans certains milieux font le moins de conneries !

     

    Bref, une petite chose d'apparence contrariante s'est cependant produite au cours de cette longue mutation. Il s'agit d'une cochonnerie appelée Dimorphisme, laquelle aurait peu à peu amenuisé les différences apparentes entre homme et femme, certes une certaine parité avant l'heure est appréciable, mais celle-ci fut restrictive au niveau des coucougnettes de tonton Valy...

    Sympa, il ne s'en formalisa pas, en se disant que tout ces copains de safari étaient dans le même cas !

     

    erectus-site.pngComme, il est plus rapide de courir debout que de galoper à quatre pattes ou penché en avant, tonton Homo Erectus et les siens attrapent assez vite la bougeotte et se délocalise... Et ce ne fut pas pour échapper aux impôts, mais bien pour voir le monde d'ailleurs : On retrouve donc des Homo Erectus dans les régions humides et dans les steppes d'Europe et d'Asie, tout près des grands lacs !

    Puis, il y cherchent un peu plus de confort dans des grottes, et voilà que , tonton Valy en pionnier courageux, trempe un jour la baguette utilisée pour chercher des vers dans la mousse, dans un feu provoqué par un orage et la ramène en courant dans la kitchenette aménagée dans sa grotte : Ce feu favorisa même le langage, car tata Valie en s'en approchant trop près se brûla le cul et s'écria sur le" coup de la douleur < Mais merde, ça brûle<, avec beaucoup d'à-propos.

     

    Certes, le parler reste lent et rudimentaire, mais il s'améliore de jour en jour. Et puis l'on fini par découvrir le fer se qui permet de fabriquer des outils capable d'effrayer les rhinocéros, au point de les faire tomber dans des ravins d'où ils ne peuvent plus sortir.  A l'époque l'on faisait ces vilaines choses pour se nourrir, maintenant des voyous le font pour voler l'ivoire...

    En consommant beaucoup de petits gibiers l'on s'aperçut aussi, que la verdure non encore digérée était très attrayantes, alors tonton et tata Valy et Valie, se mettent à jardiner  !

     

    Ces faits se situant à environ 350 ans de la disparition  des Homo Habilis,et  force m'est obligée de constater que nos oncles et tantes s'éloignent énormément des de leurs affinités avec les chimpanzés d'antan et commencent même à nous ressembler, et à ressentir certains sentiments : Les couples font l'amour étendu sur des matelas de feuillages et restent soudés y compris la chose terminée !!! Les instincts primaires s'effacent et les parents s'intéressent aux enfants : Malheureusement leur durée de vie est plus courte encore que celle des Australopithèques, trois millions d'années plus avant !

     

    A demain mes ami(es). Merci de votre fidélité et en dépit des tracas présent, n'oubliez pas "Et Op un p'tit com pour Nettoue"

     

    krikri

    Yahoo!

    43 commentaires
  •   eésinier demain On les appelait les "Résiniers" depuis 250 ans, jusqu'au jour où le progrès jugea inutile ce rude métier issu des gens de la campagne !

    Sédentaires ou itinérants, ils parcouraient nos belles forêts de France, avant que d'inconscients ne commencent à les tuer...

     

    Bien sur, le bois se doit d'être coupé et entretenu, les arbres rénovés, pour être sur qu'ils seront aussi la relève des générations futures, mais pas sauvagement, avec respect de la nature : Les résiniers s'en allaient donc selon un rite immuable avec sabots de rechange et baluchon sur l'épaule, parfois avec leurs famille vivre ailleurs pendant cinq mois de l'année.

     

    La saison commençait en mars et les itinérants se fabriquaient des abris de feuillage, rustiques et élémentaires, pour vivre hors des villages jusqu'à l'automne, époque où ils s'en revenaient avec des salaires raisonnables mais durement gagnés !

    Pratiquement tous issus de ces endroits où peinait l'agriculture car elle produisait bien souvent plus de bras que de terres à cultiver, ces départs prenaient pour un temps l'allure d'une sorte d'exode, et dans ce petit monde d'avant le temps de la modernité la résine servait à tant et tant de choses : Cela allait de la fabrication du savon où l'on ajoutait de la graisse de porc et un peu de potasse, aux soins à donner en cataplasmes aux bronchiteux.

     

    Semblables aux charbonniers, aux bûcherons et aux scieurs, les résiniers effectuaient leur profession au sein d'arbres aux mille senteurs.

     Leurs outillages rustiques et des plus restreints, étaient, le plus souvent, fournis par les petits artisans qui les employaient : Un seau, une serpe et une échelle à deux montants.

    On leur demandait beaucoup d'efforts car les besoins étaient énormes... Un arbre donnait environ deux litres de résines, il fallait donc beaucoup marcher avant de rentrer dans les huttes chaque soir .

     

    Pour que la récolte soit bonne, il fallait entailler l'arbre à deux mètres de son pied, car plus il était écorché haut, plus la résine recueillie était fluide puisqu'elle avait ainsi la chance de se pouvoir chauffer au soleil, peut-être même d'apercevoir un coin de ciel bleu se reflétant dans la mousse humide des sols.

    résinière demain Bien que l'intensif n'ait pas encore montrer le bout de son vilain nez, il fallait cependant lever le camp tous les quatre ou cinq jours, afin de ne pas avoir à marcher trop loin le matin dès l'aube et le soir pour rentrer après la tomber de la nuit, moments sans pareil d'où émergeaient les bruits confus faits par les petits occupants à poils ou à plumes ayant la priorité des lieux.

     

    Chacun des résiniers avait un tonneau à disposition pour y verser les seaux plein, cherchés chaque semaine par les petits employeurs venus avec leur carriole tirées par un mulet , lesquels apportaient des provisions de bouche prélevées sur les salaires à venir.

    Pourtant, pour ces habitués à vivre de peu et parfois encore moins, savoir utiliser aussi les ressources de la forêt étaient aisé, et à la soupe du soir prise en commun autour d'un grand feu de camp s'ajoutait souvent des champignons, des glands pilés par les épouses au long du jour, des herbes sauvages et de baies servant de dessert aux enfants n'étant plus d'âge scolaire, (les petits restants sous la garde des aïeules).

     

    Et l'on chantait et riait autour des flammes de l'amitié, de l'amour, de la satisfaction du devoir bien fait, ajouté à de la complicité sans arrière pensée ! Les lumières de la ville étaient loin et si peu en accord avec leurs pensées...

    Ils étaient des compagnons de labeur à la rusticité identique, ils auraient pu être les directeurs de conscience du monde corrompu d'aujourd'hui. De ceux si annihilés par leur richesse, leur vanité leur carriérisme, si gonflés de ce qu'ils croient être leur importance, qu'ils se révèlent incapables de se retourner pour voir ce que fut les pas de leurs anciens !

     

    Beaucoup plus tard, la résine fut industrialisée et devenue chimique servi à produire de la peinture, du caoutchouc, etc,... Certes il fallait progresser, mais pas à n'importe quel prix, la situation présente de la France le prouve : Ce métier disparu totalement dans les années 1940.

     

    A demain mes ami(es). Merci de votre fidélité et n'oubliez pas "Et Op, un p'tit com pour Nettoue"

     

    krikri

    Yahoo!

    54 commentaires
  • Parfois, lorsque les métiers de la terre ne parvenaient pas à nourrir tous les fils de la megotier-demain.jpgmaison, l'un ou l'autre se louait à l'année dans des fermes prospères de la région, ça n'en était pas moins souvent un crève coeur...

    Ceux, moins attirés par la vie de paysan, voir tout bonnement curieux d'espèrer ailleurs, s'en allaient tenter leur chance à la ville : C'est ainsi que l'on pouvait croiser des hommes issus de la vie des champs, charretiers, éboueurs, potiers ou chiffonniers...

     

    Mais, il y avait aussi les moins attirants pour le citadin, ces paysans ne parvenant pas à s'ôter le parler et les manière du pays, ne sachant pas non plus lire correctement et encore moins écrire, et dont on se moquait avec autant de cruauté que d'imbécillité ! 

     

    Alors, le Joseph, l'Antoine, ou l'Alphonse, baissant la tête pour que l'on ne vit pas le rouge de leur front, s'en devenaient mendiants ou Mégotier, se qui revenait à peu près au même puisqu'une grande partie de l'ouvrage devait se faire à genoux !

    Dame ! C'est que les précieux mégots se trouvaient souvent là, où en sortant du spectacle ou d'un bon restaurant, le bourgeois indifférent l'envoyait soit par insousciance,  soit par malice, sous les tables d'une terrasse, les pneus d'une voiture et même les poussait du pied sous les portes cochères arrivant à quelques centimètres du sol.

    Là, il se fallait servir d'un mince crochet à long manche et se relever souvent sous les moqueries.

     

    Pour tous pécule, en dehors des hardes de tous les jours, l'exilé de son coin de terre natale ne possédait que le bel habit régional soigneusement emballé dans un sac de jute, logé dans une chambre misérable louée pour quelques sous, dont l'image enfouie au fond de son coeur, avec le souvenir de ses grandes prairies fleurant bon le foin séché, tordait un peu plus chaque jour un petit morceau de son  coeur.

    Les bouts de cigares représentaient une aubaine pour laquelle on se bousculait et aurait été plus loin parfois, sans la crainte d'être ramassés par un policier désoeuvré trouvant là son ocupation du jour.

     

    Le soir voyait les Mégotiers trier, décortiquer puis tamiser leur butin ; ensuite le tabac ainsi récolté était humidifié, pétri et malaxé avec une grande minutie, puis enfoui dans des paquets usagés, réunis  par les éboueurs, qui les laissaient par gentillesse ou pour quelques sous se servir dans les ordures venant d'être balayées.

    Présentés du mieux possible les paquets rajeunis étaient ensuite présentés à une classe sociale juste un peu moins démunie que les petits artisans de la débrouille :

    Ces clients là les achetaient pour priser ou chiquer.

     

    Au moment du décorticage, l'humiliation suprême était de se trouver en main, des mégots de cigarettes roulées jaunis et encore gluants de salive.

    Alors, la gorgle serrée et le coeur meurtri, après s'être bien lavés les mains dans le seau d'eau puisé à la fontaine publique, l'on tentait de se réaffermir le courage en ouvrant telle une relique, le sac abritant le bel habit de fête... Et en l'admirant, le caressant du bout des doigts,  le visage couvert de larmes douces amères, l'on se souvenait,  rêvait  au temps, pas si lointain, où le Joseph, l'Antoine et l'Arsène, dansaient aux fêtes de village avec de jolies filles en robes fleuries et coiffes empesées !

     

    A demain mes ami(es). Merci de votre fidélité et n'oubliez pa "Et Op un p'tit com pour Nettoue".

     

    krikri

    Yahoo!

    57 commentaires
  • A l'époque, en Franche Comté, la rentrée avait lieu le 1er octobre, et les grande vacances jules-ferry.jpgavec... Gué.. gué l'écolier... C'est demain les grandes vacances.... Les cahiers au feu... la maîtresse au milieu...commençait le 14 juillet : Elle se faisait sous des arbres déjà jaunissant et (Un soleil pâle comme le sourire d'un malade) A Dumas.

     

    Celle dont je me souviens le mieux, après avoir été mon entrée au cours préparatoire pendant trois mois, dans celle située à un saut de puce du magasin d'articles de pêches de mon grand-père paternel, le < Doubs pêcheur >,d'elle,  je ne porte rien en mon coeur, juste le souvenir de grandes fenêtres avec vue sur la rivière que les petits carreaux découpaient en morceaux !

    Et puis, il y eu à 84 ans, la chute hors de son lit de l'arrière grand-mère Lisa, par une nuit glaciale de janvier et que l'on retrouva au matin aussi gelé que la prothèse dentaire qu'elle mettait chaque soir dans un grand verre d'eau !

    Ce fut la nuit où brûla le "Palais du vêtement", enfants que nous étions mon frère et moi avions ri bêtement du contraste : Cette aïeule là, nous ne la voyons guère et l'aimions peu !

     

    Bref, ce fut pourtant sa disparition qui motiva cette rentrée des classes, qui fait encore aujourd'hui battre mon coeur et met des larmes de nostalgie dans mon regard, chaque année lorsque celles des jours de maintenant s'annoncent... Car mon père garda le petit appartement au plancher de bois sur terre battue, situé à deux kilomètres de la ville, au 13 CHEMIN DE LA BUTTE, et nous y propulsa avec ma grand-mère Lina de Bussière-sur-l'Ognon.

     

    Notre enfance y fut très modeste, presque pauvre, mais d'une inoubliable richesse d'amours et d'amitiés mêlés.

    Les voisins de la cour du (13) avaient connu ma Lina dans sa jeunesse après son mariage avec Alfred, le fils unique de Lisa et Joseph, et vu naître ma mère, ils furent immédiatement notre famille élargie : Avec les autres gosses nous mangions indifféremment les tartines à la rhubarbe ou de chocolat venant de l'un ou de l'autre, nous jouions aux osselets, à la balle, à la corde à sauter, au cow-boy avec les garçons.

     

    Et je débarquai à l'école  de la Butte, naturellement prise en marche, avec la joyeuse bande que nous formions.

    En fermant les paupières pour en caresser les souvenirs, je revois la lourde porte de fer forgée peint de bleu passé, la rangée de tilleuls sur la droite, privés de feuille vu la saison mais gardant encore dans leur bois, la senteur des beaux jours. Dans le fond les hautes portes marron, cinq, cinq fermant les toilettes, elles-même, dissimulées à mi-hauteur par une palissade de planches au ton identique, et sur la gauche, la belle grande école trouée par une rangée d'escaliers de pierres en son milieu... A peine plus loin presque accolé, le préau !

     

    Je savais que ma maman l'avais fréquenté, sur l'instant cela avait peu d'importance, mais à présent qu'elle n'est plus j'essaie de l'y ajouter, de l'imaginer dans la cour avec son tablier noir et ses lourdes nattes, son air sérieux de bonne élève recevant les premiers prix en fin d'année : Des livres, que j'ai lu naturellement, (Petite José, Poil de carotte, Nina la petite géorgienne...)

    Les salles de classe étaient chauffées avec d'énormes poêles ronds, nous étions deux par bureau, de lourds bureaux de bois que nous faisions briller en y promenant de la bougie avant de les astiquer, avec chacune son trou pour y entrer l'encrier blanc. Les plumes s'appelaient "Gauloises ou Sergent major"...

     

    Les rentrées des classes m'ont ensuite toujours fait mal, celles de mes Gnolus tout particulièrement, car même si je travaillais la bonne moitié des vacances et que je les savais entre de bonnes mains, il y avais forcement moins de temps pour les fou-rires, les bavardages et les mille tendresses du soir...

     

    A demain mes ami(es). Merci de votre fidélité et n'oubliez pas "Et Op un p'tit com pour Nettoue".

     

    krikri


    Yahoo!

    57 commentaires
  • epicerie-village-copie-1.jpgIl fut un temps où elle avait fière allure, et des gens du village qui y entraient et sortaient en se racontant la popotte du jour ! Il y eu un temps ou Julien, lui refaisait son petit coup de peinture tous les printemps y compris celle des lettres de l'enseigne ! Il faut dire que ce temps était d'avant et que Julien allait deux fois la semaine avec  Napoléon, son cheval franc-comtois, attelé à une carriole bâchée  au grand marché réservé aux professionnels dès deux heures du matin..

     

    Et ,comme il savait y faire pour arranger les étals devant les vitrines bien astiquées par son épouse Maria : Bien sur, les habitants du village avaient presque tous leurs propres potagers, mais les fruits et les légumes venus d'ailleurs comme les oranges, les bananes, les artichauts les choux fleurs et surtout les asperges auxquelles la belle terre du pays ne se prêtait pas, il fallait bien en avoir pour ceusss qui aimaient !

     

    Et puis, le petit coup du moment de l'apéro de midi, sur le coin du comptoir lorsque les copains revenaient casser une croute sur le pouce après le travail des vignes, combien cela lui réchauffait les murs à la petite épicerie < Au bon choix > !

    Les villageoises elles, étaient déjà venues le matin se faire peser, car il y a cinquante ans l'on pesait encore les pois cassés, les lentilles et les haricots secs contenus dans des grands sacs de jute, se qu'elles allaient mijoter sur un coin de la cuisinière , après être passer chez le boucher et le boulanger !

     

    Ce ne fut pas tant le départ de Julien pour un ailleurs que monsieur le curé baptisa, bien qu'au fond il n'en su rien "Un monde meilleur", que la "petite épicerie" du village, après avoir peu à peu perdu son bel éclat, perdit aussi de plus en plus de clientèle, les jeunes surtout, ceux qu'elle vit venir au monde et nourrit au lait en poudre "Guigoz", lorsque  la maman n'avait pas suffisamment de lait !

    Mais il y eu ces nouveaux magasins si brillants, et plein de néons aveuglants, que l'on appela d'abord supérettes, installés aux abords de la ville.

     

    Ah! Là, on y pesait plus, tout était empaquetés, stérilisés, prêt à l'emploi, et bien sur, cela allait plus vite, d'autant que les ceusss travaillant à la ville avaient maintenant des voitures avec des coffres en guise de paniers et de cabas... Ils ne pleuraient pas encore en voyant tout ça, les murs de la "Petite épicerie" du village, mais ils commençaient à avoir très mal !


    bus-ecole.gif Tiens, cela débuta vraiment quand on ferma le bureau de poste, juste avant l'école... Vous avez bien entendu, l'école ! Un car venait prendre les enfants le matin et les ramenait le soir... Oh! Il y en avait bien encore quelques uns pour pousser la porte de la petite "Épicerie du village,   afin d'y acheter les gros sucres d'orge bien plantés dans des bocaux étincelants, en attendant son passage,... Mais juste les petits, car les aînés les  grands du collège quant à eux préféraient... Devinez quoi ? Acheter des machins bizarres dégoulinant de mayonnaise posés sur des rondelles de tomate au coeur encore dur et vert, dans un établissement coloré inondé de gadgets publicitaires, ce faisant appelé "Mac Donald"

     

    Il y avait aussi, et cela faisait se réjouir les vieux murs de la petite "Épicerie du village", qui retenaient leur souffle, afin que l'on ne vit pas les craquelures de la peinture jaune posée jadis  par Julien ...les étourdis ayant oubliés quelques produits, par crainte ou manque d'habitude des nouveaux produits de la supérette, qui sans remord venaient tambouriner à la grande porte vitrée après la fermeture et surtout les dimanches, du petit commerce  centenaire... Oui, centenaire car les parents de Maria l'avait tenue avant elle.

     

    C'était alors comme un instant fugitif de retour au bonheur, car elle venait rouvrir en courant la petite vieille dame, après avoir passé son beau tablier à volants, mais tiens,  c'est vrai ça, pourquoi petite ? Petite et frêle et ridée, un peu courbée en avant aussi...

    Pourquoi ? Et bien tout simplement parce-que comme les vieux murs qui l'abritaient, ces vieux murs devenus si triste pour eux , mais aussi pour elle, ,Maria,  avait pris de l'âge...!

    Oh ! Elle continuerait bien encore à peser et à remplir les cabas comme avant, prendrait même un jeune commis, et moderniserait un peu car elle avait quelques économies Maria, elle le pourrait si... Si l'on voulait encore d'elle et de ses vieux mur !

     

    Alors, ce matin, les vieux murs recouverts de peinture jaune craquelée, avec ses vitrines étincelantes et son plancher de bois bien balayé, se verront ouvrir leur grande porte qui fait un grand DRINGGG, quand on la pousse pour la dernière fois, sans doute en rêvant au joyeux brouhaha du temps d'avant !

     

    A demain mes ami(es). Merci de votre fidélité et n'oubliez pas "Et Op un p'tit com pour Nettoue".

     

    krikri

     

    Yahoo!

    60 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique