• Au menu du jour :

                                     L'enfant rejeté !

                                     La folie des grandeur !

     

    ferme année 50Les (Martin), de brave gens approchant d'une alerte cinquantaine, considérés comme jeunes à notre époque ne l'étaient pas dans les années cinquante...Ils formaient un couple, solide et aimant sans ostentation : Georges entretenait sa ferme avec son épouse et un commis, ce n'était pas la fortune certes, mais l'on y vivait à l'aise en travaillant beaucoup !

    Des saisonniers venaient les aider aux moments des fenaisons et des récoltes de céréales, , l'on pouvait donc les considérer comme des gens sérieux, pouvant parfaitement élever des enfants.La nature refusant de les leur en donner par la voie naturelle, cela leur manquait beaucoup, ils avaient tant d'amour à donner...

     

    Un jour où la peine et la frustration étaient plus forte que d'habitude, ils décidèrent d'avoir recours aux services sociaux dans le but d'en adopter un : Peu leur importait l'âge, ou le sexe, l'essentiel étant pour eux, que ce fut un enfant ayant besoin d'être aimé !

    Pour autant on les en découragea, ou du moins essaya, arguant qu'ils avaient dépasser l'âge : Chose stupide s'il en fut, car les personnes gérant et dirigeant les orphelinats, parfois de parfaites mégères dénuées de compassion et de sensibilité portaient parfois dix ans de plus !


    (En France, les adoptions sont toujours aussi stupidement compliquées car encore à présent l'on préfère confier les enfants à l'DDASS, ou en familles d'accueil, quitte à les en changer souvent plutôt que de laisser de braves gens les adopter).

    Ils ne renoncèrent cependant pas, et allèrent voir des assistantes sociales, notamment une madame Joli, dont l'éthique n'était pas de se montrer bêtement obstinée, les yeux rivés sur des règlements datant e la nuit des temps.

    Elle leur promit de faire l'impossible pour les aider tout en leur conseillant la patience... Car, il y avait un petit  bonhomme de bientôt sept ans dont personne ne voulu, après qu'il fut abandonné par sa mère, puis vécu l'enfer avec un père ivrogne et malhonnête revenant le soir à la maison avec des femmes dans le même état que lui : Lorsqu' celui-ci fut mis en prison, Mathieu, poursuivi par la malchance fut tout d'abord posé chez une voisine qui oublia de les surveiller son  propre fils et lui, alors qu'il jouaient avec des allumettes.

     

    orphelinatCe fut terrible, le feu prit à la veste de l'un d'eux, mais Mathieu, s'en sorti indemne... Les journaux s'emparèrent de l'histoire, les bavards s'activèrent et l'on considéra vite que le petit survivant comme n'ayant rien fais pour venir en aide à son camarade. ou à tout le moins comme apportant le malheur !

    Madame Joli sut lire la détresse dans les yeux du petit bonhomme de cinq ans, et bien qu'il fut catalogué comme dangereux et mit dans un orphelinat, le fit consulter des spécialistes, lesquels trouvèrent l'enfant parfaitement normale et plutôt victime de l'inconscience de la mère ayant laisser deux bambins jouer avec des allumettes ! Plus tard, lorsqu'il compris cela le rendit encore plus malheureux !

     

    Que de sourires tremblants d'espoirs de plus en plus incertains le firent refouler des larmes débordants parfois jusqu'à ses lèvres enfantines, lorsqu'il voyait partir de ses compagnons la main bien serrée dans celle de couple souriants ? Il était si petit à l'époque, et ne comprenait pas encore que si sa jolie frimousse attirait, pourquoi, dès que son dossier était connu, l'on se détournait de lui ? Le feu, il s'en souvenait mais lui aussi aurait pu mourir s'il n'avait pas été à coté de la fenêtre ouverte du rez-de-chaussée... mais les images restaient malgré tout de plus en plus confuses... elles se mêlaient souvent aux souvenirs des taloches prises, sans qu'il sut pourquoi !

     

    Et puis, ce jour d'avril, où il venait d'avoir sept  ans, madame Joli, cette dame qui le regardait border collietoujours avec bienveillance vint le chercher avec son petit bagage, le fit monter à l'arrière de sa voiture... Ils roulèrent ainsi un certain temps, et Mathieu vit des champs et des forêts pour la première fois de sa vie, des vaches broutant levant leur grosses têtes  à leur passage, toutes ces choses qu'il n'avait encore vu que sur des images.

    Lorsque la voiture s'arrêta dans une cour où se promenaient des poules et où dormait une grosse chienne allaitant ses petits, madame Joli l'aida à descendre de voiture : Aussitôt une porte s'ouvrit tandis qu'apparaissait sur le seuil une dame au beau visage pour l'heure inondé de larmes, avec derrière elle un grand gaillard souriant presque incrédule.

     

    La dame se pencha et lui caressa doucement les cheveux, tandis que l'homme s'accroupissait à sa hauteur. Mathieu se mit à trembler et honte suprême mouilla son short léger.

    Bizarrement personne ne sembla s'en apercevoir, personne ne lui cria après, ne le traita de mauvaise graine, et au contraire la dame lui dit en souriant :

    -- Je m'appelle Josépha, et tu va vivre avec nous si tu veux bien être notre petit garçon ?

    -- Pour de vrai ? s'enquit le garçonnet les yeux écarquillés.

    ---Pour de vrai, répondit Georges en le soulevant dans ses bras.

     

    A lire ci-dessous : François, ou la folie des grandeurs ! Merci.

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  • De celles où l'on met longtemps avant d'y penser et qui pourtant allège le poids des choses d'une vie dont il ne reste que de précieux souvenirs, ceux de nos sans abri, par exemple...

     

    mains-libres.jpegLe plus jeune de mes Gnolus, avait le sien, son clochard comme il disait à l'époque, ils s'aimaient bien tous les deux, il l'appelait "papa Gull", Gull le Popé, en alsacien et le rencontrait dans le parc qu'il devait traverser depuis son école primaire pour rentrer chez-nous : Gull, lui racontait ses moments d'avant et mon fils les siens d'aujourd'hui, il lui apportait des sandwichs, et du chocolat poisseux d'avoir traîner dans sa poche...

     

    A l'école, ceux qui connaissait leur amitié se moquait parfois un peu de lui, cela ne l'embêtait pas car il avait ainsi l'occasion de se bagarrer, ce qu'il aimait bien; et des pisse-froid, venait se choquer vers moi de l'amitié de mon Gnolu, avec Gull : Cela ne me gênait pas non plus car j'avais ainsi l'occasion de les envoyer se faire cuire un oeuf, je n'allais pas jusqu'à la "rouste", bien sur !

    Les mentalités ont changées en 25 ans et les sans abris ne sont plus des clochards ! On les aide même en hiver et un peu en été, avec de la soupe, du pain, le réconfort d'une petite conversation,  un endroit pour poser leur lassitude et le poids de leurs errances le temps d'une nuit... s'ils le veulent bien ?

     

    Certains refusent car ils savent que leur lendemains sera semblable à leur hier et que le souvenir des billes et des cordes à sauter ne se peut encore rêver que loin des jeux vidéos et des téléphones portables de ce monde où ils sont persuadés de ne plus y avoir leur place : Et surtout, dans ces centres d'accueils, si dévoués fussent-ils, très peu acceptent leur compagnons de vie, ces chiens qui sont ce qu'ils ont de plus chers au monde désormais ! Un chien,  ne les triche pas, ne les trahit pas, ils faim et froid ensemble, ils se serre contre eux et parfois même lèche leurs larmes...

     

    Je m'égare, car je veux vous parler de cette idée toute simple, toute neuve, à laquelle quelques personnes compréhensibles ont songées en voyant le poids lourd et harassant du modeste patrimoine porté à dos ou à bout de bras, traîné parfois dans une charrette des journées entières lesquels outre la fatigue leur interdit l'entrée des magasins et du modeste bistro où il ferait parfois si bon reposer sa misère devant un café ou un  verre de vin rouge, et se croire aussi l'espace d'un soupir d'aise comme avant la perte du boulot, les loyers impayés, les huissiers à la porte et la vie qui bientôt s'écroule.

     

    Poser ses paquets n'importe où n'est pas possible, le risque d'être volé est trop grand  alors que quelques hardes, et quelques souvenirs gardés du temps qu'il faisait beau, qu'il faisait vie, qu'il faisait amour pèsent très lourd après le bol de soupe du SAMU social, avalé la veille au soir.

     

    Alors, depuis quelques temps, se dessine ça et là, des petits locaux tenus par de braves personnes bénévoles des petits locaux munis de casiers bien fermés, prêtés pour de bon pour le jour à venir !

    L'on peut même s'y laver, jouer une belote avec des gens aux mêmes chagrins et s'abreuver pour se réchauffer ou se rafraîchir selon la saison d'un peu de quelques chose de bienvenu, e't se croire ainsi un peu convenable, puisque l'on est entre personnes du même petit monde ...Et que tenez-vous bien, l'on peut sentir le poids d'une clef attachée autour du cou, là tout près de son coeur !

    Ces associations s'appèllent < Mains libres >, elles ne sont pas prestigieuses, mais elles ont le mérite de songer au "un peu mieux vivre", de ceux qui n'ont presque plus rien !

     

    A demain mes ami(es). Merci de votre fidélité et n'oubliez pas "Et Op, un p'tit com pour Nettoue".

     

    krikri

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  • merle-reflets.jpg Joséphina, vit seule depuis que Léon, mal remis de la "sale guerre" où il prit une bouffée de gaz aux alentours de Pachendeale, pendant que ceux s'en face pataugeait dans la même boue et vivaient la même misère au nom d'intérêts dont, à part ceux qu'elle enrichissait, beaucoup de monde, surtout les sacrifiés en ignoraient la teneur !

     

    L'armistice avait stoppé le massacre inutile et Léon était revenu et essayé de remettre sa vie d'avant en marche, mais devant le feu qui lui rongeait les poumons, et malgré son courage il fini par y renoncer, un soir de printemps où la nature souriait de mille parfums.

    Il s'était alors assis sur le vieux banc de pierres usées, arrondi aux angles à forçe d'y soutenir les banc.jpg fatigues de dures journées passées aux champs par des générations de Léon, Alfred, Armand...

    Quant à la fin du jour, étonnée de ne pas le voir revenir à l'heure de la soupe, Joséphina, s'était approchée le coeur étreint d'une indéfinissable angoisse, elle ne put que constater que ses pires craintes s'étaient réalisées, effondrée et en larmes, elle eut pourtant conscience d'une chose surprenante : Un gros merle au plumage de reflets bleutés se tenait immobile sur l'extrémité du banc à quelques centimètres de l'homme tassé sur lui-même, un peu comme s'il refusait de le laisser seul jusqu'à ce que quelqu'un vint ! Enfermée dans son chagrin, Joséphina n'y prêta d'abord pas grande attention, dans les jours qui suivirent non plus....Mais lorsqu'elle s'aperçut que l'oiseau revenait chaque soir se posait là où il avait tenu compagnie au "poilu", jusqu'à son dernier souffle, elle prit l'habitude de lui apporter des noix écrasées, accompagnées de diverses friandises, et bientôt celle de s'asseoir à coté de lui le temps de son repas.

     

    La première fois où elle ne le vit pas, elle eut de la peine, y pensa le jour et retourna vers le vieux banc chaque fin d'après-midi; Et cela pendant des jours...

    Et puis, un soir qui aurait du être comme ceux où la nature parfumée jouait avec les rayons de soleil filtrant à travers les charmilles de la cour, elle vit ça et là, quelques brins de pailles, de mousse séchée et même de petits lambeaux de tissus étrangement accrochés aux buissons d'aubépines, posés à quelques mètres seulement du banc.

     

     Elle s'en approcha à petits pas précautionneux et ravie découvrit bien caché sous les branches verts sombres, un gros nid où une Merlette grise, couvait consciencieusement et apparemment sans qu'aucune crainte n'apparaisse dans son oeil rond. Vite, Joséphina, retourna dans l'appentis, se munir de graines qu'elle posa dans une cuvette au bout du banc.

    bébé merle   Heureuse, elle vit alors le beau Merle aux plumes à reflets bleus venir se servir et avant même d'y gouter lui-même aller nourrir sa compagne, qui ouvrit grand le bec à son arrivée.

     

    Joséphina, se retrouva un peu heureuse, bien sur elle n'oubliait pas Léon, qui lui manquera toujours, mais à présent elle avait une famille, la première, puisqu'un vilain sort l'empêcha de donner elle-même la vie !

    Comme une bonne aïeule préparant une layette, elle protéga de grillage, au fil verticale le logis de la famille, accrocha un petit abreuvoir au milieu des églantines sauvages, mais continua à poser la nourriture là, où elle le devinait,  Léon, avait parlé au merle le dernier jour de sa vie terrestre : Elle lui donna le nom d'Aimé, auquel il répondit assez vite, et les petits ouvrirent leur gros becs affamés à la tendresse de leurs parents.

     

    Et puis, comme dans toutes les familles, un jour les enfants deviennent grands et s'en vont tester le monde... Joséphina pleura un peu, mais Aimé et sa Merlette ne s'éloignèrent jamais loin.

    Pendant les rudes journée de l'hiver, Joséphina enleva deux lattes sous l'avant-toit afin de laisser un passage à ses protégés et leur posa de la nourriture et de la margarine, sur une des poutrelles du grenier. Le joli couple comprit et vint y manger et s'y reposer, mais chaque soir, même lorsque le vieux banc usé et arrondi aux angles fut recouvert de neige, jamais Aimé, n'oublia de venir s'y  poser quelques instants.

     

    Le printemps suivant apporta une nouvelle joie à Josépha, lorsque Aimé restaura son nid, mais le coquin avait changé de Merlette, car celle de l'année précédente, charmé par un Rambo de passage, doué pour se faire gonfler le jabot, l'avait suivi sans un regard derrière elle..

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    Nouvelle crée par Nettoue, (réédition).


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    jusuah-demain.jpg Un visage d'homme, marqué par le temps, habité par le rêve et si serein... Le plus beau qu'il se puisse être !

    Josuah, marchait son bonheur dans les sentiers de montagne, de son Jura natal, les pieds chaussés de solides brodequins de cuir aux semelles cloutés, (Une partie de son gagne-pain, lequel n'était pas sa raison prioritaire), ajoutés à une imagination intarissable, prenant vie dans sa voix unique de conteur.

    Ménestrel sans instrument, car elle était une musique à elle seule, il en usait pour enchanter un petit monde aux joies simples...


    Josuah, cheminait tous les jours et s'arrêtait chaque soir dans un village où il était attendu à intervalles réguliers, après qu'il se fut rassasié chez l'un ou l'auitre,  de soupe au lard, de pain et de fromage, sans oublier le petit vin des coteaux d'Arbois, , dans une grange préparée  à l'accueillir

    Ensuite, chacun arrivait avec sa chaise et quelques menues gâteries : Pommes et noix, voir quelques fruits de saison ou le < Tôt fait >, (le dimanche des familles heureuses) , pâtisserie savoureuse et de peu d'argent !

    Les enfants se pouvaient y assister, bien sur, car les histoires du conteur étaient un enseignement en même temps qu'un spectacle dont on pouvait s'inventer les images et les accrocher sous les paupières...


      C'était il y a une centaine d'année où un été sans eau décida le fermier Abel, à faire jaillir de la montagne l'eau qu'il y devinait à flanc de coteau. Les puits étaient à secs, et pour ces montagnards s'en aller puiser, chaque jour l'eau du Doubs, distant d'une trentaine de km, était un pari désespéré, en se qui concernait les cultures.

    Alors, il décida de la trouver cette eau, pour une autre fois, pour dans dix ans, pour au bout de sa vie. Chacun au village, en le voyant tous les  soirs, partir son pic sur l'épaule, pour en revenir au petit jour, dormir quelques heures et s'en aller vaquer à  à ses occupations quotidiennes,  se demandait s'il n'avait pas perdu la tête? Abel le savait et souriait, il était alors jeune et fort et aussi droit que les sapins de ses collines, au beau vert de chaques saisons !.


    Le voix du conteur avait pris des sonorités d'émotion et ses yeux s'étaient voilés de tendresse complice.

    Dans la grange, les coeurs battaient à l'unisson, car la famine beaucoup la connaissait. Seulement, en se contentant de pain, de sel versé sur un gros oignon blanc, il restait toujours un peu de lait et des oeufs pour les petiots, et un paysan de cette époque ne demandait jamais la charité : Sauf au bon Dieu, celle de continuer à se pouvoir tenir digne et sans jamais tendre la main...


    josuah-deux.jpg Il y eut ensuite les pluies de l'automne, mais le village était ruiné et comptait ses misères...

    Pourtant, pas un seul jour l'Abel, ne manqua de partir son pic sur l'épaule creuser encore et encore là où il savait que l'eau ne demandait qu'à se trouver un chemin.

    En dépit des railleries bon enfant des Franc-Comtois, il continua, eu chaud, si chaud, qu'il s'enroula de l'étoffe autour du front, pour  pouvoir garder, les yeux ouverts. Il eu froid, se mit un bonnet sur la tête et une grosse écharpe tissée autour du cou et entre deux quintes de toux que " la femme ", soignait à la tisane de bourrache, il persévéra.

    Devant tant de foi et de courage,  son fils aîné se prit à l'accompagner, puis le cadet...


    Les travaux des champs reprirent plusieurs fois, ceux de la ferme aussi, les fils se marièrent et eurent des enfants. Dame ! C'est que les années passaient et que l'Abel, le dos douloureux se courbait en suivant leur fil

    Il eut ses 80, printemps, on l'adjura de renoncer. Le pic était de plus en plus lourd à porter, et racler de ses pieds déformés la terre et les cailloux  devenait harassant. Un jour désespéré, il songea à renoncer, et pourtant, il se savait si près du but. Un but auquel, plus personne ne croyait...Sauf, un petit Gervais de douze ans, son petit fils...


    Le conteur Josuah, avait les yeux dans le vague... l'on devinait qu'il vivait dans son coeur les efforts et la peine du paysan, mais aussi sentait la confiance sans faille d'un petit garçon à l'égard de son grand-père.

    Alors, reprit-il,  avec un rien d'enrouement  dans la voix, alors, Gervais l'accompagna muni d'une petite pioche à sa taille. Certes, l'un était jeune et l'autre bien las, et ils dormaient un peu plus, longtemps, le matin. Le petit se levait alors en souriant, tandis que le visage d'Abel portait des traces de larmes d'épuisement, perdues dans le noble parchemin de son visage.Fusse-il du,  au premier coup dans la terre donné par l'enfant la veille au soir ? Ce mercredi là, en arrivant aux pieds de la montagne, ils virent , semblant les attendre, une cascade claire et abondante, frissonnante et mousseuse glisser le long des parois pour finir en un large sillon se frayant un passage,  à moins de cinquante mètres de leurs champs !

    (Réedition.)


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  • Jusqu'à l'apparition du matériel se voulant moderne au début du siècle dernier, le ferrant-demain.jpgforgeron de nos campagnes occupait une place de choix parmi la population des villages alentours !

     

    Pratiquant, outre le travail de la forge, des activités aussi multiples et variées, que mal définies et naturellement sans diplôme, il était un homme indispensable, au cours immuables de la vie campagnarde, car toujours très habile homme on utilisait ses compétence à tous propos.

     

    Le forgeron travaillait quelque fut le temps ou le moment de l'année, puisque dans la chaleur de son petit royaume, alimenté avec un rituel permanent,  les saisons n'avaient pas de prise sur la multitude de ses tâches !

    Ces hommes aux muscles noueux, sur qui ruisselait la sueur de l'effort, rudes travailleurs inlassables forgeaient les outils agricoles pour les gens vivants de la terre, les armes pour les chasseurs ainsi que les ustensiles indispensables à  la ménagère !

     

    L'un n'allant pas sans l'autre, c'était aussi le maréchal-ferrant, fabricants les fers et les posant à la demande.

    Détenant bien souvent son savoir de son père, qui lui-même l'avait appris du sien, celui que tout le village appelait Vulcain, car l'instituteur en avait évoqué la légende, au grand dam de monsieur le curé, faisait également office de vétérinaire, il en possédait les connaissances sans le titre, et en habile homme  aurait pu lui en remontrer sur la façon de concevoir les fers à adapter aux boeufs et aux mulets, ayants les sabots quelque peu déformés, où tout  un art devait être développé pour que chaque bestiaux nés avec une anomalie puisse être utilisé à la période des labours et des foins !

     

    faucheuse demainDe janvier à mars, Vulcain, qui oeuvrait en fonction des besoins de son petit monde, réparait et fabriquait l'utile pour les coupes de bois. Au printemps, ils cerclait et entretenait les chars à foin.

    Pour ces hommes de la terre, aux visages rudes à la peau tannée, aux yeux délavés par la réverbération du soleil sur le vert des prés, creusés aux coins par d'instinctifs réflexes de protection, la forge était également un lieu de rassemblement où se vivait une chaleureuse complicité masculine.

    Dans bien des villages égarés en apparence, au milieu de presque nul part, principalement dans ceux, comme posés par la main d'un hasard inexpliqué, aux pieds des montagnes, on lui prêtait souvent des dons de guérisseurs, n'étant en fait que ceux du bon sens, mais que l'on préférait attribués à une grâce héréditaire née de la fonction.

     

    Les gens du pays venaient alors le consulter après que l'on ait épuisé les autres remèdes connus des aïeules : Comme par exemple, les convulsions ou tout autres manifestations attribuées aux mauvais oeil.

    Le prêtre rageait, conseillait le médecin installé à des kilomètres de là et surtout la prière, lesquelles ne gênaient pas bien sur, mais l'un n'empêchant pas l'autre, il n'y avait pas péché à se mettre toutes les chances de son coté, avant de s'en aller dépenser trois fois plus à la ville la plus proche.

     

      ferrant-outil-deux.jpgVulcain était aussi, (Seigneur, vous auriez du les préserver des caries), le seul dentiste des lieux, puisque dans sa forge, l'on trouvait toute une panoplie de tenailles et de grosses pinces pour extraire les dents malades !

    Bédame ! En ces temps reculés et d'une grande simplicité l'on ne savait pas et surtout ne prenait pas le temps d'apprendre à   soigner les dents gâtées ! Non, on arrachait après avoir ficelé le patient sur un fauteuil et l'avoir fait boire un verre d'alcool de prune issu de la distilation des spécialistes de la chose, eux aussi oeuvrant de père en fils, celui-ci se distribuait allégrement avant, pendant et après la séance de torture, surtout si la dent se prenait l'horrible fantaisie de se casser en petits morceaux !

     

    Auquel cas, le Gégé, l'Anatole, d'autres aides bourreaux bénévoles, de même que ceux qui passant par là, entendaient les cris du supplicié, et Vulcain lui-même finissaient la séance, "pétés comme des coings", pire encore qu'à l'enterrement de la vie de garçon de l'Eugène, tellement malade les jours suivant que l'on du repousser le mariage d'une semaine...

     

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