•  deux nigaids

                                        L'un et l'autre, d'une ambition démesurée, désirant,

                                         indubitablement, au même job, s'y planter les dents,

                                      se heurtèrent, le chef absent, des mois, bon an, mal an,

                                      sans jamais se départager vraiment, malheureusement !

     

                                       Bizarrement, le remue-ménage advint du rassembleur.

                                     Lequel, inquiet de son devenir chez les grands menteurs,

                                      provoqua ouvertement son rival, fougueux dynamiseur,

                                     afin que dans sa cantine, il puisse lui manger son beurre.

     

                                      L'autre regimba : Comment ce grand zombie mollasson,

                                     ne tenant en séance que deux minutes avant le roupillon,

                                         s'imagine-t-il, pouvoir aisément me damner le pion ?

                                     Corne de bouc ! Mais c'est moi qui vais lui râper l'oignon !

     

    A demain mes ami(es). Merci de votre fidélité, et n'oubliez pas "Et Op, un p'tit com pour Nettoue.

     

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  • Joséphina vit seule, depuis que Léon, mal remis de la "Sale guerre", où il banc-de-pierre.jpgprit une bouffée de gaz  s'en était allé : (Ceux d'en face pataugeaient dans la même boue et se vivaient la même misère, au nom d'intérêts dont la plupart du temps, à part ,ceux qu'elle enrichissait, en ignoraient la teneur).

     

    L'armistice avait arrêté le massacre,  autant inique  qu'inutile, comme ils  le sont tous, et Léon, en était revenu ... Il avait bien essayé de remettre sa vie d'avant en marche, mais devant le feu qui lui rongeait les poumons, et malgré son courage, il y  renonca tout à fait, un de ces soirs de printemps où la nature souriait de mille parfums ! 

     

    Il était assis sur le vieux banc de pierre usées, arrondis aux angles à force d'y soutenir les fatigues de dures journées passées aux champs, par plusieurs générations de Léon, Alfred, Armand....

    Quant à la fin du jour, étonnée de ne pas le voir revenir à l'heure de la soupe, Joséphina, s'était approchée de lui, le coeur étreint par la certitude de se qu'elle redoutait depuis des jours, et merle-bleu.jpg avant de s'effondrer en larmes, elle vit une chose surprenante : Un gros merle au plumage si noirs, qu'ils s'en échappait des reflets bleus, immobile à quelques centimètres de Léon, un peu comme s'il n'avait pas voulu le laisser seul jusqu'à l'arrivée de quelqu'un !

     

    Enfermée dans son chagrin, Joséphina n'y prêta guère attention par la suite jusqu'à se qu'elle  s'aperçut que l'oiseau venait chaque soir se poser à l'endroit où s'endormi pour toujours le poilu de la "Grande guerre". Alors, elle prit l'habitude de venir lui apporter des noix écrasées et diverses friandises, et bientôt de s'asseoir à coté de lui le temps de son repas !

     

    La première fois où elle ne le vit pas, elle eut de la peine, y pensa le jour et y retourna chaque fin d'après-midi . Et cela pendant plusieurs jours... Et puis un soir pas comme les autres, un de ceux où la nature se fait silence parfumé pendant que le soleil filtre tiède et apaisant à travers les charmilles de la cour, elle vit ça et là, quelques brins de pailles de mousse séchées et même de petits lambeaux de tissus, étrangement accrochée aux grands buissons d'aubépines à quelques mètres à peine du banc !

    nid de merlesElle s'en approcha à petits pas précautionneux et ravie, découvrit bien caché entre les branches épineuses un énorme nid où une ravissante Merlette grise, couvaient consciencieusement et surtout apparemment sans qu'aucune crainte ne se décèle dans son oeil rond. Vite, Josèphina retourna dans l'appentis se munir de noix et de maïs concassés et les posa sur le banc dans une jatte de bois.

    Heureuse, elle vit alors le beau merle aux plumes luisantes venir se servir et avant même d'y goûter s'en aller nourrir son épouse, qui ouvrit bien grand le bec à son arrivée.

     

    Joséphina, se retrouva un peu heureuse, bien sur Léon lui manquera toujours, mais elle avait  une famille maintenant, la première, puisqu'un vilain sort avait empêché qu'elle donna elle-même la vie !

    Comme une bonne aïeule, préparant une layette, elle accrocha un petit abreuvoir au milieu des églantines sauvages, mais continua à poser la nourriture là où Léon avait, elle en était sur, parlé au merle, qu'elle avait baptisé "Aimé", le dernier jour de sa vie terrestre.

     

    Comme dans toute les familles les petits deviennent grands et quitte un beau, jour, un vilain jour, plutôt; le nid familial... Joséphina pleura un peu mais Aimé et sa Merlette ne s'éloignèrent jamais beaucoup.

    Pendant, les rudes journées de l'hiver, Joséphina enleva deux lattes de l'avant toit afin de laisser le passage à ses protégés. Elle leur posa de la margarine de l'eau et des graines sur une des poutrelles du grenier à foin. Ils comprirent et vinrent s'y reposer et dormir, mais chaque soir, même lorsque le vieux banc de pierres usées se recouvrit d'une épaisse couche de neige, jamais "Aimé", n'oublia de venir s'y poser quelques instants.

     

    Le printemps qui suivit apporta une nouvelle grande joie à Joséphina, Aimé restaura son nid mais le coquin avait changé de Merlette, car celle de l'année précédente, charmé par , un Rambo de passage, doué pour se gonfler  la jabot, l'avait suivi sans un regard derrière elle !

    réedition)

     

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  •  pierrotCes savants ou présumés tels, ayant mis des morceaux de lune en bouteilles, ont-il pensé à Pierrot, déjà délaissé par sa fiancée Colombine, l'infidèle ayant choisi un Arlequin, séducteur à l'habit chamarré ? Est-ce donc de là, que vient ce proverbe si cruel, disant "Que la belle plume fais le bel oiseau", et ce, si souvent en ignorant que sous l'habit du gueux vit un coeur ne demandant qu'à être reconnu et aimé ?

     

    Pauvre Pierrot, aux larmes ruisselants sur ses joues pâles, aux yeux empli de rêves, écrivant au clair de cette lune que des inconscients vénales lui ont amputés, à quelle lueur va-t-il écrire lorsque d'autres aurons suivi ?

     

    La douce chanson fredonnée par les mamans ou chevrotée par les chères aïeules, ayant endormi tant d'entre-nous, déjà égarée dans les beaux rêves d'antan, et devenue presque inconnue des bambins d'aujourd'hui, que va-t-elle devenir, alors qu'il n'y a déjà plus de plume et si peu de chandelles ?

     

    Pauvre Pierrot, rejeté pour des écouteurs impersonnels, mis sur de jeunes oreilles souvent par confort, lesquels ignore les douces comptines d'antan, je souhaite qu'au moins de pauvres fous briseurs de rêves, ne te casses pas aussi ton bel astre pour des sottises sans nom !

     

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  • main-mali.jpg A Tombouctou au Mali, un jeune homme présumé voleur, vient d'avoir la main tranchée assis sur une chaise devant 200 vautours adeptes de l'horreur : "Nous n'avons fais qu'appliquer la (charia), la loi musulmane disant qu'il faut couper le main du voleur, nous n'avons fais que l'appliquer"..

     

    Je me demande pourquoi, cette loi n'englobe pas aussi de couper le pénis des violeurs de toutes jeunes filles, qu'au contraire l'on oblige à épouser leurs bourreaux et qu'en cas de refus l'on refoule de toutes parts en la cataloguant de "putain"?

     

    Je me demande pourquoi également, les intégristes musulmans appliquant cette loi, s'en prive dans les pays européens dès lors qu'une quantité invraisemblable de vols étant de leur fait,  ont lieu dans des villes accueillants leurs auteurs avec aides publiques et associatives, voir affection et indulgence de la part de nos dirigeants actuels ?

     

    Peut-être     est-ce simplement parce-qu'ils ne sauraient que faire de toutes ces mains et de tout ces pénis ?

     

    PS : Je me dois d'insister sur le fait que beaucoup d'habitants de Tombouctou, (comme l'indique la photo ci-dessus), ont tenté de s'opposer à la sentence : Ce fut en vain...

     

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  • "Pour que tu m'aimes encore " : Le thème ne m'est pas facile, c'est le mot encore, qui me ange d'amourgène, car il semble signifier qu'il n'aime déjà plus : Faut-il alors tenter de ranimer un amour qui  se meurt, souffler sur des braises ? Allons donc, la flamme vacille, il est déjà trop tard !

     

    Je ne peux pas me satisfaire d'une obligation d'aimer car cela devient un compromis. On peut s'y résoudre lorsque des enfants en sont les enjeux, quelles sont alors les chances de réussites ? Alors, duper, tricher, faire semblant, essayer de le tenter, mais surtout ne jamais quémander : "Pour que tu m'aimes encore...

     

    Bien sur, on peut s'illusionner un soir en portant de la lingerie plus sexy, affriolante, se faire chatte, se faire femme, aller plus loin et différemment , mais pour combien de temps ? Non, dix fois non, je n'aime pas l'à peu près, je ne veux pas nous faire croire "Que tu m'aimes encore".... car cet encore sonnerait comme une prière, un s'il te plaît, en crever peut-être mais ne jamais se satisfaire de petits moments d'amours jamais...Ni supplier, parce-que c'est inutile.

     

    Moi, je veux pouvoir ouvrir grands les yeux en m'accrochant à son corps et lui chuchoter "d'autres formes d'encore"! Je veux aimer à l'envie, à l'infini, donner et recevoir en harmonie, mais aussi ailleurs qu'au creux d'un lit !

    Je veux, je voulais, j'aurais voulu, contempler les traînées blanches de l'aurore avec lui à mon coté, son bras posé autour de mes épaules, sa main caressant ma joue. Marcher au pas qu'il réglerait sur le mien, nous émerveiller des petites choses d'alentours : Le sursaut d'un chaton ébouriffé lissant sa moustache, les pas trottinants de nos chiens léchant nos mains à petits coups de langue douce et tiède, tendre l'oreille pour mieux percevoir le bruissement ailées des abeilles venues voler le parfum de nos lavandes !

     

    J'aurais aimé me réjouir de son sourire en me voyant m'être faite belle pour la joie de nos yeux, puis hocher la tête faussement réprobateur en découvrant le coût de la petite folie qui nous réjouit, et me rassurer de sa main solide au milieu d'une foule bruyante m'angoissant parfois, sentir son indulgente tendresse... pour plus tard jouir de l'impatience qui lui fait la voix un peu rauque, et trembler pendant l'attente prolonger par jeux amoureux, pour ensuite rire... rire de bonheur, comblée de l'instant magique que nous venons de vivre !

     

    Et surtout, qu'il se fâche un peu si j'ai la sottise de lui demander : que me faudra-t-il faire "Pour que tu m'aimes encore" ?

    Ue crois bien que je me suis laissé emporter, oh! juste un peu, car si je l'avais rencontré cet homme de mes rêves, ce serait non pas encore, mais toujours, et bien après que nos instants de passion se soient mués en un amour indéfectible de tous les jours !

     

     

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    krikri

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