• police nationale


    ..On tenta de relever des empreintes, bien entendu,aucune ne furent trouvé, et le lendemain, Richard vint expliquer cet instant de sa vie, de célibataire qui ne fut pas, vraiment de tous repos ! Gisèle, voulait démarrer sa carrière de flic à l'échelon le plus haut possible et de ce fait, suivait également des cours de droit. Quand à lui, il voulait obtenir ses diplômes et revenir exercer dans sa région...

    Pour lui, mise à part le partage du studio avec une compagne agréable, de jour comme de nuit, n'avait rien représenté d'autre qu'une aventure qui se termina assez houleusement !

    Au départ, Gisèle ne fit que le titiller de temps à autres pour le convaincre d'entrer dans l'étude d'huissiers de ses parents à St-Germain-en laye, mais sans trop s'y appesantir...Jusqu'au jour où, Hélène est venu le voir !


    Ravi de sa visite, il l'a reçu avec un plaisir évident et lui proposa de dormir sur le clic clac du salon. Gisèle ne dis tout d'abord rien, mais visiblement, devant l'égrenage de souvenirs dont elle n'était pas, l'atmosphère s'alourdit, jusqu'à devenir irrespirable : Cela faisait à présent, à peu près deux ans qu'ils vivaient ensemble, mais sans aucun engagement pour l'avenir.

    Pourtant, Hélène refusa l'offre, et partit à la recherche d'un petit hôtel. Elle quitta ensuite rapidement la capitale et n'y revint pas ! peu de temps après, suite à une scène mémorable, lesquelles se ,multipliaient, Richard, partit s'installer chez un ami.


    Gisèle, le retrouva, s'excusa, et lui proposa à nouveau d'entrer dans l'étude de son père. Richard, se montra mordant, méprisant même et lui fit comprendre vertement, qu'il voulait devenir avocat d'assises et n'avait pas l'intention de passer son temps à coller des papillons sous les tables ou à expulser les gens !

    --- Marions-nous, insista-telle encore et laissons faire le temps !

    Il refusa à nouveau et elle le frappa avant de s'en aller la bouche pleine d'injures.

    Quand, il revint en Alsace, pourvu de ses diplômes, il retrouva son cercle d'amis et surtout tomba éperdument amoureux de Céline.


    Le lieutenant Luc Fisher, venu avertir que les balles ayant tué Céline et Hélène, correspondaient à unr  même arme,  non répertoriée dans leurs archives, assista à une partie de cette sorte de confession. Il sembla n'en tirer aucune conclusion particulière, et me demanda seulement de lui donner le film du mariage. Comme j'en avais fais des copies je le lui remis sans hésiter, et quand je le raccompagnais sur le perron, il me dis simplement :

    --- Je ne peux rien vous dire Mireille, mais nous avançons. Vous avez du remarqué que je vous avais donné un ange gardien !

    --- j'aurais préféré que ce soit Joséphine !

    Il sourit se penche et effleura ma joue d'une caresse légère.

    -- Faites bien attention à vous, me dit-il en plongeant son regard vert dans le mien !

    --- Seulement, si vous ne vous rasez pas de trop près, répondis-je, en me haussant pour poser un instant ma bouche sur la sienne, et continuez à vous concocter une haleine à la menthe sauvage !


    Et puis, l'on nous rendis ma soeur ! Et après une semaine, jour pour jour, avec celui qui aurait du être, selon l'expression consacrée, le plus beau de sa vie, nous l'enterrâmes dans le caveau de famille, sous un soleil de plomb. la canicule sévissait sans aucune indulgence. Selon nos souhaits, le service religieux se déroula dans la plus stricte intimité, mais malgré les précautions prises, il y a beaucoup de monde autour du petit cimetière.


    Plusieurs policiers sont discrètement présents. le procureur qui est un ami intime de mes parents est à leur coté. Je suis moi-même, entre mon frère et Richard. je m'attends à voir Luc, mais il tarde à moins qu'il ne soit en retrait... Le temps lourd se charge de nuages d'orage. Au loin, le tonnerre gronde déjà ! Des monceaux de roses blanches couvrent le cercueil de Céline, des pelletées de terre indifférentes commencent  à les recouvrir. Sans doute, les employés des pompes funèbres, tiennent-ils à terminer avant le déclenchement proches des trombes d'eau qui ne vont pas manquer.


    Bientôt, elle ne sera plus que dans les coeurs... j'ai mal, si mal ! Céline ma soeur, ma jumelle, mon autre moi-même ! Elle va me manquer à chaque battement de coeur ! Une nausée me terrasse et je me recule de peur de vomir le vide de mon estomac. Et là j'aperçois enfin sur ma gauche, Luc, qui semble observer un point précis. je laisse errer mon regard, là où je crois que s'arrête le sien. Il me semble que des ombres transpercent les haies proches du < jardin aux souvenirs >, A moins, que se ne soit le vent qui commence à balayer le sol ? On se rapproche des voitures, Louis me fait signe, mais je reste près de Richard qui parait figé sur place.


    Et puis, tout se précipite, la pluie en larges gouttes tièdes mêlées à la grêle que des rafales envoient heurter les croix environnantes. Et Gisèle Morin, qui se dresse soudain, non loin de Luc, et des policiers aux aguets, ce dont elle semble, se moquer. Un éclair fuse de sa main droite, le même qui a attiré mon attention derrière la haie de la place de l'église, et que j'ai pris pour un rayon de soleil facétieux.

    --- A terre, hurle Luc, en même temps qu'il tire sur l'arme, laquelle est projetée plus loin., Gisèle secoue sa main ensanglantée. La haine qui déforme ses traits est si forte qu'elle dépasse sa douleur...


    Richard court à elle, en  me tirant par la main.

    --- Tu es folle, une schizophrène dangereuse, jette-il, tandis qu'elle est maîtrisée ! mais comment, ais-je fais pour ne pas m'en apercevoir, lorsque tu es venue à mon cabinet après ta mutation, il y a six mois, pour me dire que puisque tu étais là, plus rien n'empêchait notre mariage ?

    --- Et c'est là que tu m'as annoncé ton prochain mariage, grince Gisèle, pâle et haineuse !

    --- Et que tu m'as répondu... Je t'en empêcherai ! Seigneur, j'adorais Céline... Hélène te connaissait, elle s'est doutée, où elle t'as vue le jour du mariage... Aujourd'hui, c'est moi que tu visais, et si luc, n'avait pas fais dévier la balle... Tu vas finir tes jours entre quatre murs capitonnés, et je veillerai à se que tu n'en sorte jamais !


    Je regarde Luc, qui me sourit dans sa barbe de 24 heures et s'approche...


    --- Tu veux toujours savoir, si je suis un bon coup,j me demande-t-il avec une tendresse infinie ?


    Ce petit polar est terminé, j'espère qu'il vous a plu ! A demain mes ami(es). Merci de votre fidélité et n'oubliez pas à quel point vos commentaires me sont précieux.


    krikri

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    coéquipier


    Le lieutenant Morin me reçut dans son bureau, elle n'était pas seule. Le fait de devoir parler devant son collègue me gène. Je m'apprête à le lui dire, mais il semble qu'elle le devine et lui demande de nous laisser seule.

    Bien que je ne me sois pas attardée sur son physique, je me suis aperçu qu'il était grand, large d'épaule et sacrément beau garçon.

    --- Il est mon coéquipier préféré, ma dit le lieutenant Morin, après m'avoir fais asseoir. On me l'envie beaucoup.

    --- Je vous l'envierais aussi, répondis-je machinalement, si je travaillais dans votre service. Avez-vous du nouveau ?

    --- Oui et non, elle hésite ou fait semblant car je sens que tout un scénario est déjà en marche dans sa tête. Elle a une idée, est-ce la même que la veille ? En tout cas, elle cherche le crime passionnel, c'est évident ! Ou alors, elle cache son jeu pour étayer une hypothèse s'en approchant... Votre soeur était très fortunée, n'est-ce pas ? Plus que vous, pourquoi ?

    --- Elle a gagné un loto confortable, il y a environ deux ans. Confortable, mais pas une fortune... Je m'arrête sous son regard à la fois étonné et comme compatissant.

    --- La propriété qu'elle a faite construire avec une partie de cette somme vaut plusieurs millions d'euros. Il semblerait aussi, que ce soit son futur mari qui s'en soit occupé ! Dans le même temps, elle a prise une assurance vie énorme à son encontre : le saviez-vous ?

    --- Se que vous suggérez, est impossible, enfin je veux dire qu'ils sortaient ensemble, bien avant ça !

    --- Certes, mais votre père à prêtez de l'argent à Richard, afin qu'il puisse participer au capital du cabinet ! Le plus important d'Alsace, soit dis en passant !


    je voudrais pouvoir l'envoyer sur les roses, mais outre que cela ne servirait à rien, je suis fascinée par la rapidité dont elle à fais preuve pour collecter toutes ses infos. Un peu comme si elle s'y était déjà penchée avant !

    Son acharnement à mettre mon beau-frère en cause me trouble profondément. la veille elle parlait de lui en disant le beau Richard, j'essaie de me remémorer les faits au moment du drame. Où était-il à l'arrivée de la police ? Il semblerait qu'il n'ait pas quitté Céline jusqu'à se qu'elle soit emmenée dans l'ambulance. Et par la suite, lui et mon père ont eu affaire à deux autres policiers, dont son beau partenaire : Comment et où surtout a-t-elle donc pu se rendre compte de sa séduction ?


    Suit-elle mes pensées sur mon visage, son expression a changé. Son joli visage est devenu pensif et surtout attentif, presque méfiant. je décèle même une vague lueur d'inquiétude dans son regard. je demande, le plus innocemment possible :

    --- Vous pensez donc, que Richard aurait pu payer quelqu'un pour se débarrasser de son épouse et qu'il aurait choisi de le faire alors que plus de deux cents personnes pouvaient attester de son innocence ?

    Son visage se détend et reprend sa sérénité attentive habituelle, elle me sourit, presque complice. Pourtant, je ne sais pas encore pourquoi, tout soudainement, je n'ai plus envie de lui confier la clé USB, que j'avais apporté pour elle, celle contenant les photos du mariage, car avant celle où Céline lance son bouquet, j'avais pris aussi des clichés de la foule postée sur le parking, et celles là, en examinant les autres le matin, les pensant sans importance tout d'abord, je n'y ai ai prêté aucune attention.


    --- Nous cherchons, répond-elle. je sais que cela parait très feuilleton de série (B), mais dans des cas semblables, surtout avec beaucoup d'argent à la clé on soupçonne d'abord l'entourage.

    Elle commence à m'échauffer les oreilles, je me lève et dis.

    --- Je suis donc suspecte moi aussi, et mon frère, et mes parents ! Avec vous, j'ai l'impression que l'on peut s'attendre à tout. J'ai l'impression d'un certain parti-pris de votre part, alors que vous deriez mieux de chercher ailleurs... Le temps joue contre nous lieutenant Morin, la foule présente hier s'est déjà dispersée.

    --- Mon partenaire le fait, mademoiselle Meyer, à chacun sa tâche !

    Mais je ne l'écoute déjà plus. En sortant, je me heurte à lui justement, et le foudroie du regard. Il me sourit :

    --- Elle fait cet effet là à beaucoup de monde, dit-il, mais cet un excellent policier !

    --- Hier, elle me paraissant compétente, aujourd'hui je la vois enquêter à charge et avec des oeillères. Ses belles dents blanche et ses yeux verts m'énervent. je hausse les épaules et lui passe sous le nez !


    A la maison, je décide de tout raconter à mon frère et de visionner à nouveau les photos avec lui. Il m'annonce que Richard, vient juste de partir et qu'il a l'intention de vendre le petit domaine acheté par Céline et de verser le produit de la vente à des oeuvres caritatives. l'assurance vie ne l'intéresse pas non plus. Le cabinet d'avocats dont il est associé majoritaire marche bien et il n'a besoin de personne. D'ailleurs, il compte commencer à rembourser le prêt consenti par mon père.

    Voilà, qui va couper l'herbe sous les pieds de cette hypocrite de lieutenant, mais qui ne résout rien pour autant ! L'assassin de ma soeur court toujours et sa recherche semble être entre les mains d'une femme obsédée par mon beau-frère.


    Mais s'était sans compter avec mon père et lui qui venaient de décider de faire retirer l'enquête  au lieutenant Morin. Richard, ayant semble-il, un argument s'appelant < Conflit d'intérêt >...


    la deuxième partie de ce petit polar sera pour le prochain week-end. A demain mes ami(es). merci de votre fidélité et n'oubliez pas combien vos commentaires me font plaisir !


    krikri

     

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    coéquipier

    --- Je ne vais pas vous accabler de tout se qui va vous être dis. Simplement, je suis désolée et veux que vous m'aidiez à retrouver l'assassin de votre soeur, si vous le pouvez.

    Son parler direct me plaît, je vais répondre à ses questions, mais quoi, je ne le sais pas encore. Cet acte horrible ne peut-être qu'une erreur. Je me rend compte soudain que j'ai pensé à haute voix, et en même temps que je ne suis pas sur de ne rien savoir ! Je sais peut-être, mais pas encore quoi ?

    --- La question rituelle mademoiselle Meyer est : Votre soeur avait-elle des ennemis ?

    ---  Non, mais non, pourquoi, en aurait-elle eu ? Elle avait tout pour elle, elle venait de se marier et s'apprêtait à mener une vie brillante aux cotés d'un homme, qu'elle connaissait depuis l'enfance, que nous connaissions tous, depuis toujours ! Il est avocat, inscrit au barreau de Colmar. Il est brillant, ambitieux, l'étude où il est associé majoritaire est la plus importante d'Alsace.

    --- Grâce à l'argent de votre père, enfin de la dot de Céline.

    --- Se n'était qu'un prêt, bien sur !

    ---Bien sur ! Une rivale jalouse de votre connaissance aurait-elle pu, en vouloir à l'un ou à l'autre, suffisamment pour ? Ou bien pour faire place nette pour récupérer le beau Richard, ou tout au moins vouloir le faire souffrir pour se venger d'un abandon ?


    Je ne réponds pas tout d'abord, je me rends compte que ces questions ne sont pas se qu'elles paraissent, c'est à dire de routine. Et qu'elle poursuit une idée qu'elle ne semble pas prête à lâcher. Je me rend compte aussi, que les mots < Beau Richard >, n'ont pas été dis innocemment. je les trouve même incongrus. Et pourquoi, tout soudainement, repensais-je à mon appareil photo et au bizarre sourire d'Hélène... ?

    --- C'est impossible, cela n'arrive que dans les romans. Et dans ce cas, pourquoi aurait-elle attendu que... (Les mots ne franchissent pas mes lèvres. Une pensée les retint. Si invraisemblable, que je me demande si je ne suis pas en train de perdre la tête ? Dans les yeux du lieutenant, je vois qu'elle a suivi son  cheminement, ou que c'est moi qui ai rattrapé la sienne.

    --- Mais si vous supposez qu'une femme jalouse à attendu qu'il hérite de ma soeur, c'est qu'elle est sur qu'il va se tourner vers elle ensuite : Donc qu'il entretient une liaison parallèle ! Céline et lui se fréquente depuis des années et... Il n'y a personne qui... Je revois à nouveau le demi-sourire d'Hélène, le regard qu'il m'a semblé la voir échangé avec mon beau-frère. je les revois ensemble, ce n'étaient que des adolescents, des étudiants, ils ne se quittaient jas mais, mais s'était il y a longtemps, bien avant que Céline et lui ne sortent ensemble sérieusement, puis décident de se marier...


    Brusquement, je me sens mal, le lieutenant se précipite vers le bar, à travers le brouillard cotonneux qui m'entoure je la vois, non je l'entends verser du liquide dans un verre, l'odeur du cognac me parvient aux narines, puis me brûle la langue, mes idées s'éclaircissent...

    --- Reposez-vous, me dit-elle. je suis navrée. Pourrions-nous, nous voir demain ?

    --- Oui, je passerai au commissariat, en début d'après-midi, le matin j'aurai des choses à faire...

    C'est ça, j'aurai des choses à faire, et pour commencer télé charger mes photos et récupérer ma voiture sur le parking de l'église.


    Dire que ma nuit fut mauvaise est un euphémisme, l'envie de voir se qu'il y avait dans mon appareil m'avait taraudé sans relâche. Mais je ne voulais pas attiré l'attention de mon père, dont j'entendais les pas aller et venir dans les couloirs, en me rendant dans mon bureau. Notre médecin avait administré un calmant à maman qui dormait, contrainte et forcée.

    Que peuvent-elles m'apporter,jfinalement ? Si ce n'est de revoir le bonheur irradiant le visage de ma soeur quand elle lança son bouquet à sa seconde demoiselle d'honneur ? Parmi plus de deux cents invités dont la police avait pris les noms ou bien déjà interrogés, que puis-je distinguer de particulier, puisque le plus gros de la foule était derrière moi ? Mais il y avait aussi ceux qui se trouvait encore sous le porche de l'église...


    Je le su, dès que les images défilèrent sur mon écran. je le savais déjà avant bien sur, même pas inconsciemment ! Je cherchais Hélène, elle était derrière Richard sur sa gauche, lors du premier coup de feu, et tout à fait sur sa droite derrière Céline,  lors du dernier, celui qui apparemment fut tiré très haut. Pourquoi, ce changement de position, comme si elle avait deviner, par avance la trajectoire des tirs ?

    La tête me tourna à nouveau, et je réalise que les sous-entendus du lieutenant Morin, m'ont beaucoup plus influencés qu'ils ne l'auraient du...


    A demain mes amis, pour la suite du < Polar du week-end > merci de votre fidélité et n'oubliez-pas combien vos commentaires sont encourageants !


    krikri

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    mariage choisie

    Le bouquet atterrit dans les bras tendu pour le recevoir à l'instant précis où claque le premier coup de feu ! Il est aussitôt suivi par un autre. Richard se met alors devant sa jeune femme, juste avant que ne retentisse le troisième, qui bizarrement, porte nettement plus haut. Des invités hurlent avant de s'étendre à terre et moi, je reste là hébété, sans même me rendre compte que je continue à filmer.

    Tout cela se passe si vite, que j'ai à peine conscience de lancer mon appareil dans les buissons fleuris de l'allée, avant de courir au devant de ma soeur qui s'est effondrée sur les marches de l'église.

    Toujours couché sur elle, Richard tremble, le sang qui inonde la belle robe blanche de Céline taché sa chemise à plastron, bêtement, je me dis tant mieux, il ne pourra plus la remettre : Ce grand mariage à l'ancienne, je n'en aurais pas voulu, mais ma Jumelle l'avait choisi ainsi, et les moyens de mes parents le permettent. je prends le visage de Céline entre mes mains et regarde cette beauté incroyable qui fut toujours supérieure à la mienne. (Oh! ma chérie dis-je, avant de poser mon front contre le sien, après avoir repousser Richard avec une sauvagerie que ja ne me connaissais pas !


    Et des sirènes, des pneus qui freine sur les cailloux, les éclairs des gyrophares, des pas précipités, des voix d'hommes et de femmes.... On cherche à me relever, je crie, non !!!! Richard est déjà debout, il parle le souffle court mais ses mots sont cohérents. Je sens enfin des mains familières se poser sur moi et des bras fermes me soulever, mon père qui vient sans doute de laisser maman, pour se porter à mon secours. Il me sert contre lui, ses larmes tombent sur mon visage, j'entends aussi la voix de ma mère, je la cherche du regard, elle est dans les bras de Louis, mon frère aîné !


    Un peu en retrait, j'aperçois Hélène notre amie d'enfance. Elle a, ou est-ce une illusion, un étrange sourire aux lèvres. Sans savoir pourquoi, je suis la direction de son regard, il est posé sur Richard qui semble la regarder aussi.

    Mon cerveau, enregistre tout cela, comme malgré moi, car c'est sans importance, sur l'instant, plus rien n'en a en dehors de Céline que l'on emmène dans l'ambulance de la morgue de Mulhouse. Non celle de Colmar, nous habitons le vignoble et Colmar est plus près, et puis c'est la préfecture du Haut-Rhin.


    Mon père m'entraine doucement pour suivre Louis et maman dans la Mercédes familiale. je me retiens de hurler en la voyant toute décorée de rubans et de fleurs. Un réflexe incongru, sans doute celui de la photographe que je suis me pousse à aller ramasser mon appareil où je l'ai jeté. Louis conduit en silence, au bout d'un moment je m'aperçois que plusieurs voitures nous suivent : La police d'abord et sans doute une meute de paparazzis venus se repaître, tels des charognards, d'une douleur leur permettant un scoop juteux.


    Nous arrivons à Eguisheim, le traversons, la cote est rude et entourée de vignes : les nôtres, et puis c'est la maison, petit manoir de famille depuis plus d'un siècle. Par la grâce de Dieu, il ne fut pas atteint, lorsque les tirs alliés sinistrérent la région à 100%, lors de la libération de l'Alsace.


    Richard est déjà là dans son coupé sport BMW. Je suis surprise d'y vois Hélène, c'était une amie proche au temps de notre enfance, mais depuis sa fâcherie avec ma soeur, nous la voyons moins. Cette fâcherie date de... mais pourquoi, cette question dans un moment pareil ?

    Déformation professionnelle ? je suis photographe en free-lance, c'est à dire libre de mes choix.

    Ni une fouineuse, ni une " guette au trou ", seulement j'ai l'oeil pour les détails. Heureusement les policiers font écran, empêche les journalistes de franchir les marches, et puis nos deux Malinois s'assied sur le perron. Ils ne sont pas agressifs, leur attitude dissuade, c'est tout.


    Je suis ma mère à l'étage, mon père fait entrer deux policiers dans le petit salon, mon frère les suis.

    Elle pleure, le pouvoir des larmes est bienfaisant, et pouvoir donner des mots à son chagrin est une bénédiction. Ce n'est pas mon cas : Ma peine est immernse, et comme engourdie, j'ai mal, mais ne le ressent pas encore et cela est terrible car j'ai la sensation d'étouffer... Et puis, toutes ces choses qui me trottent en tête... Auxquelles je n'arrive pas à donner de nom, cet écheveaux de sensations renforcé par un mal-être sans nom ! Et cette question, qui, pourquoi, oh seigneur mais pourquoi ?


    On frappe à la porte, une femme en civil se présentant comme le lieutenant Morin, me demande de venir avec elle. j'appelle Anna, notre gouvernante, ma confidente, mon amie. Son bon visage, habituellement si réconfortant est décomposé, mais elle prends ma place auprès de ma mère et me rassure d'un sourire empli de désespoir.

    --- Où pourrion-nous parler, mademoiselle Meyer, et êtes-vous en état de me répondre?

    Son visage enantin est agréable à regarder, mais l'acuité de son regard me donne à penser qu'elle n'est pas aussi inoffensive qu'il y parait. néanmoins je ne distingue encore rien de faux ou de sournois en elle.

    --- Dans ma chambre, si vous voulez-bien, répondis-je.

    nous entrons, je m'assied sur mon lit et elle dans un fauteuil en face de moi....


    A demain mes ami(es) pour la suite de ce petit polar, que j'essaie avec appréhension, car c'est la première fois que je me risque à une nouvelle policière. merci de votre intérêt et n'oubliez pas combien vos commentaires, vont m'être encore plus précieux !


    krikri

     

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  • sarko huron

    Vous m'avez reconnu bien sur, c'est moi Nicolas ! Le monde entier me reconnaît d'ailleurs, je me suis donné assez de mal pour ça !
    Vous avez vu mon sourire radieux ? Ça c'est parce-que je me suis bien défendu à Copenhague. On m'a même écouté religieusement... Comment ça, la moitié de la salle dormait ? Même pas vrai,et  Obama, n'a pas fais mieux, il me semble !

    Bon, faut reconnaître qu'il n'a pas essayé ! Mais vous mégottez, car vu,  se qu'il a lâché lui, et  de la roupie de sansonnet, c'est pareil !
    Quoi, on a bouffé un argent fou pour rien ? Mon oeil oui ! Le droit c'est le mieux réussi ! Pourquoi ? Parce-que je regarde toujours de ce coté là, capitaliste quoi ! A gauche aussi, je jette des coups d'oeil, mais c'est à cause des prochaines élections et aussi pour faire chier les dinosaures du PS.
    Comment, il y a mieux à faire de ce coté là ? Mais le SMIC, il vient bien d'être augmenté : Certes pas des masses, mais il va en falloir de vos sous pour la suite du feuilleton prévu dans six mois. Je crois que je vais l'intituler < Fin d'un désastre annonçé >. Ça a de la gueule hein ?
    Pardon, on dit que j'ai pris une baffe avec la taxe carbone ? Qui raconte une connerie pareille, que je le pende par les pieds ?
    Mais, elle a juste besoin de quelques retouches, comme la constitution du nouveau Casanova. Comment ça, qui ? Mais Giscard,  voyons, l'homme aux quartiers de noblesse à moins zéro. Je vais peut-être lui changer son nom aussi à cette taxe ! < Taxe Karbitt >, comme le coucous, comme ça je ferai un geste et ne risquerai pas d'être " attenté ", moi !

    la gueule

    Alors mâme Bâchelot, on brade...
    Quoi, j'ai vu trop grand, et j'ai commandé trop de vaccins pour relancer les laboratoires dans le pétrin ? Mais pas du tout. Ce n'est pas de ma faute si les français rechignent à se faire piquer ! Je serais monté sur un trop grand cheval pour moi ? Mais voyons, 94 millions de doses pour 869 millions d'euros, c'est tout à fait raisonnable !
    Vous dites, que tout à été mal organisé, que vous ne connaissez personne autour de vous, en dehors des enfants, qui ait reçu la convocation, mais ça change tout !
    C'est l'intendance qui ne suit pas, et pendant ce temps là, moi, je fais du porte à porte pour brader mes excès ! Rhâaalala, va. Ah! chieur que vous êtes, voilà que vous prétendez que quand bien même tous le monde aurait le fameux sésame en main, rien ne prouverait qu'il l'utiliserait ? C'est juste, mais que vous étés donc pessimistes !

    De toutes façons il y en aura bien un ou deux, et mon estimation sera alors, moins démentielle, il me resterait donc une chance de na pas être mutée en terre Adélie ! Et puis la taxe carbone, n'est pas une telle réus...., Quoi ? Je ferai mieux de ne pas faire de vague... Vous avez raison, je me tais !

    Aux dernières nouvelles, notre ministre de la santé a assuré avoir pu annuler une partie de la commande de vaccins : < Ni livrée, ni payée >. Il est cependant raisonnable de se demander, se que font en faire les laboratoires concernés, si ceux-ci sont prêts à livrer, ou en cours de fabrication ? Affaire à suivre...

    A demain mes amis. Merci de votre fidélité à ce blog. Et vos commentaires sont toujours les bienvenus. Ils sont un précieux encouragement.

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