•  

     Une écharpe légère, deux casquettes, un foulard... en abaissant les paupières pour retenir des larmes de nostalgie, je le revois croulant sous un amas de choses laineuses ou non, fripées à coup sur, dont certaines tombées à terre se retrouvaient piétinées au passage :Ils étaient si prompts les Gnolus, et le respect du à leurs accessoires de même que pour mon vieux poirier ne leur sautait pas encore aux yeux...

     

    D'ailleurs, le choix d'un arbre fruitier pour porte-manteau, après les avoir étonné et porté à rire puis,fais hocher la tête devant la fantaisie de leur mère avait vite fait partie du quotidien : De solides branches étaient à la portée des cagoules, bonnets et autres couvre-chefs et cela suffisait.

     

    J'avais seize ans et nous venions de quitter le "13 chemin de la Butte" avec ma grand-mère Lina de Bussière-sur-l'ognon, pour rejoindre la nouvelle maison du bord de l'eau, et vivre pour la première fois (ou presque), avec mes parents : Là où j'avais quasiment une vue imprenable sur mon barrage à têtards, et où je fis peu après du slalom sur le Doubs glacé, ma luge attachée derrière la "4 chevaux" de mon voisin.

    La séparation avec ma vie du (13), fut terrible, elle emportait toute mon enfance, mes copains, ma seconde famille, mon coeur avait froid tant le désarroi m'accablait... Mais le nouveau  paysage avait bien du charme, il sentait la terre et les matins emplis de brume flottant sur la rivière et le coteau, avec un peu de générosité la faculté d'aimer grandi, je me fondis donc  dans ce nouveau paysage et mon coeur s'attacha à un vieux poirier plus que centenaire, encore vaillant en dépit des ans : (Il avait été planté par des arrières Berlin, le coté maternel)... Noueux, ployé, certaines branches rasant le sol, mais donnant encore des fruits aussi fondants sur la langue qu'ils étaient biscornus d'apparence.

    Le coup de foudre fut immédiat, nous nous aimâmes tous les deux, seulement, les auteurs de mes jours conclurent qu'il gênait pour je ne sais quelle raison et lui ôtèrent la vie alors que je pédalais sur un aussi presque vieux vélo que lui en revenant du lycée.

     

    Ma peine fut plus grande que ma colère et mon père s'en ému, alors il découpa quelques branches autour du vieux tronc moussu, le scella dans un cercle de ciment et me l'offrit : Ce fut là, un des plus beaux cadeaux que je reçu jamais. Il y a des décennies de cela, mais il ne m'a jamais quitté, il est naturellement très sec mais porte encore beau ! Et puis il à gardé en lui tant de souvenirs, les siens avant que nous nous aimions, les nôtres depuis ! Sans doute rêve-t-il parfois à sa belle jeunesse vécu dans notre belle Franche-Comté, lorsque ses fruits embaumaient avant de nous offrir ses délices sucrés, à tous les déplacement que je lui ai infligés, mais sans lesquels il ne serait plus qu'une image trouble dans le flot de mes regrets... Grâce à ma douce folie il est encore là, et l'odeur et l'accent de notre belle province ne le quitterons jamais...

     

    Parfois, les Gnolus me charrie et me dise "On approche une allumette de ton machin (Les rustres), et il prends feu ... Mais ils ne le feront jamais car ils savent que je l'éteindrais plutôt de mes propres mains !

     

    A tout bientôt mes ami(es). Je vous embrasse

     

    (Publié le 11 décembre dans "Le temps d'avant")

     

    Yahoo!

    32 commentaires
  • Attendrissement devant l'école d'autrefois !!!

     

     

     

    A tout bientôt mes ami(es), je vous embrasse.

     

    (Publié le 9 décembre dans "Le temps d'avant")

     

     

    Yahoo!

    27 commentaires
  •  

    Prenez vos  places...La séance va commencée....

    Action et suspense avec Yves Montand !

     

     

    A demain mes ami(es). Merci de votre fidélité et n'oubliez pas "Et Op, un p'tit com pour Nettoue".

     

    (publié le 26 aout dans "Le temps d'avant")

     

    Yahoo!

    23 commentaires
  •  Réservez voz places, à l'avance...Les fauteuils sont confortables !

     

    Le lundi : C'est cinéma chez Nettoue....

     

     

     

     On m'appelle Simplet, l'innocent du village,                   

    Doux comme un agnelet, je mène la vie d'un sage

    Chantant gaiement, moi je vis de l'air du temps,

    Je dois tout ça aux conseils de mon papa,

    Je garde son secret, c'est mon seul héritage,

    Mon bonheur est complet, on m'appelle Simplet !

     

    (publié le 19 aout dans "Le temps d'avant")

     

    A demain mes ami(es). Merci de votre fidélité et n'oubliez pas "Et Op, un p'tit com pour Nettoue".

     

    Yahoo!

    26 commentaires
  •  

    Les vieux de la vieille : Petit bijou du cinéma du temps d'avant...

     

     

    A demain mes ami(es), merci de votre fidélité et n'oubliez pas "Et Op, un p'tit com pour nettoue".

     

    (publier le 12 aout dans "Le temps d'avant")

     

    Yahoo!

    23 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique