• La France et ses immigrés de l'entre-deux guerre !

    espagne.jpgIls étaient 8000 venus d'Espagne avec leurs habitudes et leur religion (catholique) bien sur,  installés dans la "Plaine de la Seine-Denis...

     

    C'était la Petite Espagne de la plaine Saint-Denis , (1900-1980), où les enfants se faisaient appeler "Pois chiches ou Pingouins", par leur camarades d'école ou même  leurs institutrices, suivant la mode de voir leurs familles comme une menace pour les résidents français.

    Un reporter au "Petit Parisien", n'en croit pas ses yeux de parisien bien propre sur lui, en écrivant son article du 15 juillet 1937 consacré aux étrangers de France : 

    A peine a-t-on avancé de quelques pas, les portes et les fenêtres s'ouvrent: Des têtes aux cheveux noirs et luisants, des faces bouffies et des faces creuses, des figures de femmes aux teints olivâtre qui pourraient être belles et qui sont malsaines. Là-dessous des corsages à couleurs criardes ou des loques noires. Des enfants courent... Nino, hurle une matrone : Suit un torrent de phrases en espagnol. Est-on en France ? Non, en Espagne, sauf en ce qui concerne le sol empuanti par des odeurs chimiques. Un coin chez-eux où si l'on rentre l'on est pendant quelques minutes d'hésitation  un intrus : Pourquoi, vient-on nous déranger ? Veut-on nous renvoyer ?

     

    Dans le même temps les rapports de la Sûreté générale, font état d'un climat plutôt pacifique : E résumé dit-elle, la Colonie espagnole de la Plaine Saint-Denis, laborieuse et respectueuse des pouvoirs publics à su s'attirer des sympathies dans presque tous les milieux. Elle semble vivre en harmonie au sein de notre population et n'apparaît pas comme un élément de désordre ou d'inquiétude... Peut-on lire dans une note administrative de juin 1931.

     

    Devenu âgés les témoins de cette période se souviennent des modes de vie de leu petite enfance, comme d'un mélanges de coutumes venues d'outre-Pyrénées, et de moeurs caractéristiques de la région parisienne. Une culture singulière prend forme. Dans un livre de souvenirs publié en 1999, Emile Mardones raconte à son tour :  

    Outre les corvées d'eau ma mère m'envoyait de temps en temps en course. Je devais acheter du "bacalao (morue), à la boutique de la mère Manuelle. Après avoir passé la porte qui carillonnait on entrait dans une grande pièce qui sentait le chorizo, le fromage, les olives qui nageaient dans des tonneaux de bois. Sur les comptoirs, les étagères, c'était un vrai capharnaüm d'aliments divers et du plafond pendaient des saucissons, du jambon et autres mortadelles.

    Il se souvient aussi des jeux risqués pour trouver dans les friches de quoi se chauffer...

     

    Les conditions de travail sont rudes. La première génération d'immigrants ne sais pas vraiment lire ou est du bas niveau de l'éducation. Ils occupent des métiers les plus difficiles et les font bien. La seconde génération monte en grade et qualification. Les fils trouvent à s'employer comme tourneurs, outilleurs, fraiseurs, électriciens, les filles comme sténo-dactylos, secrétaires et aides comptables, les mères font des ménages...

    La situation se complique en 1930. Il y a des licenciements. Le chômage explose en 1936. Un homme sur deux n'a plus de travail... Il n'y a pas une foultitude d'associations pour les aider, la France entière souffre... La plupart se font naturaliser... L'on garde ses meilleures habitudes, mais l'on peut dire : Intégration réussie par la volonté, le travail et le respect du pays d'accueil, ce qui semble normal si l'on a décidé de profiter de tout ce qu'il peut apporter...

    (sources Médiapart)

     

    A demain mes ami(es). Merci de votre fidélité et n'oubliez pas 'Et Op, un p'tit com pour Nettoue"

     

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  • Commentaires

    29
    G.P. l
    Lundi 7 Janvier 2013 à 16:59

    Bonjour Nettou

    Vaste sujet que l'on ne peut traiter ici. J'ajoute simplement aux deux communautés énoncées ci-dessus, la communauté polonaise, je la connais particulièrement bien. Pour eux, c'était les mines ou la sidérurgie lourde. Bonne journée à tous. Amitiés.

    Gilles

     

     

     

    28
    AG le
    Lundi 7 Janvier 2013 à 16:59

    Ceux-là se sont intégrés, comme les Polonais, les Russes... d'autres encore qui voulaient que notre pays soit le leur.

    Ils nous ont beaucoup apporté en échange.

     

    Aujourd'hui, ce qui est dommage, c'est que certains veulent que notre pays se conforme à leurs désirs et coutumes d'ailleurs. Ils se changeaient, aujourd'hui ils veulent nous changer.

    Bisous et bonne journée, Nettoue.

    27
    Mardi 3 Avril 2012 à 17:38

    A l'époque seul le boulor attirait, et non pas les aides sociales !

    Bises Satine

    26
    Lundi 2 Avril 2012 à 19:37

    Mon beau-père nous parle souvent de cette épisode de sa vie. Eux ils étaient mélangés avec les Portugais et s'échangeaient des recettes...

    25
    Jeudi 29 Mars 2012 à 18:53

    Tant qu'ils ne font pas tout pour nous intégrer nous dans leurs habitudes de vie... Malheureusement c'est ce que nos dirigeants n'ont pas vu arriver...

    Bonne soirée François

    24
    Mercredi 28 Mars 2012 à 18:52

    Qui la mérité bien sur, on peut voir la différence :

    Bises Zaza

    23
    Mercredi 28 Mars 2012 à 18:50

    La différence est qu'ils venaient pour travailler eux !

    Bisous Claude

    22
    Mercredi 28 Mars 2012 à 18:49

    Vous avez raison, ce sont aussi des gens extremement travailleurs et la plupart du temps sans problèmes

    Bonne soirée

    21
    Mercredi 28 Mars 2012 à 18:48

    Elle a recommencer en beaucoup plus grave, car les anciens émigrés venaient pour travailler.et non pour recevoir des aides, ce n'est pas drole tout ça

    Bises Chantal

    20
    Mercredi 28 Mars 2012 à 17:54

    merci pour cette belle illustration ma Mie. je ne suis pas arrivée à avoir ta page. je réésaierai

    Bisous ma douce

    19
    Mercredi 28 Mars 2012 à 17:51

    C'est vrai et maintenant nous sommes en danger avec des gouvernements trop laxistes !

    Bonne soirée AG

    18
    Mercredi 28 Mars 2012 à 17:50

    A toi aussi tout pareil

    17
    Mercredi 28 Mars 2012 à 17:48

    Ils ne peuvent être pire que les nouveaux venus de Roumanie et d'ailleurs !

    Nous ne sommes plus chez-nous tu sais

    Bises

    16
    Mercredi 28 Mars 2012 à 17:40

    Ceux-là ne cherche pas à nous imposer leur façon déplorable de vivre et ce fut important

    Salut l'ami

    15
    Mercredi 28 Mars 2012 à 17:29

    Ceux de maintenant s'appropprie notre pays et cherche à nous faire vivre comme eux ! Je n'aime pas ça

    Bisous ma Mousse

    14
    Mercredi 28 Mars 2012 à 17:06

    C'est vrai, mais pour l'immigration actuelle c'est le contraire, elle essaie de nous intégrer à leurs... moeurs sur notre propre territoite

    Nettoue

    13
    Mercredi 28 Mars 2012 à 07:35

    Tous ne s'intègrent pas, et je ne parle pas que des espagnols, et pas forcément non plus des plus visés... il y en a qui montent leur ville dans la ville et qui ne changent rien à leurs habitudes et à eux, on ne dit rien, mais alors rien du tout... ils ont leurs coutumes, leurs fêtes, leur religion, leurs décors, leurs magasins, bref tout ce qu'ils ne veulent pas de chez nous mais il le font chez nous !

    Jj

    12
    geo
    Mardi 27 Mars 2012 à 18:55

    bonsoir..Nettoue..

    tu touches le problème de l'immigration..

    grave problème en tout temps...

    mais avec des causes différentes...

    entre deux guerres il y avait beaucoup de travail reconstruction, l'émigré venait pour du travail...pas pour le social qui d'ailleurs n'existait pas...

    le cas espagnols est particuliers puisque la dictature était en place et en 36 le retour de ces gens était impossible..il jouèrent le jeux de la naturalisation, de  l'intégration..

    Aujourd'hui ce n'est plus la même chose, l'on vient en France d'abord pour le social...mais conserver ses coutumes même contraire a notre république...

    Contrairement a ce que l'on veut nous faire croire cette immigration n'est pas une chanceleur culture devient une culture de substitution...

    Pesrsonne n'y prend garde et le danger est grand....

    Vivre dans un autre pays c'est être en accord avec ses lois...vivre dans le respect de celle ci..

    et malheureusement ce n'est pas le cas...

    bises

    11
    Mardi 27 Mars 2012 à 18:46

    Les immigrés d'origine européenne se sont tous intégrés et même assimilés. Il ne faut pas oublier que la population française est faite en grande partie "d'étrangers"

    Dr WO

    10
    Mardi 27 Mars 2012 à 16:25

    Pas de problème avec ces gens, ils sont charmants, comme les Italiens, ils vivent comme nous et n'ont aucune demande particulière.
    Ils sont contents d'être en France.
    Tu t'imagines qu'il y en a chez nous aussi, aucun souci.
    Ce sont des travailleurs.
    A l'époque que tu évoques, ce n'était certainement pas facile pour tous ces gens.
    Déjà la langue, chapeau, ils se sont vraiment bien intégré.
    Le multiculturel a du bon.
    Bonne soirée ma belle à demain.
    Bisous

    9
    Mardi 27 Mars 2012 à 12:50

    Ceux-là ont vraiment enrichi la France.

    8
    Mardi 27 Mars 2012 à 11:45

    Bonjour Nettoue,

    Chez nous aussi, il y a des immigrés. Beaucoup sont là pour travailler comme  des Portugais qui sont assez distants. Ils sont très bruyants (il y a un bar dans notre rue où ils se retrouvent.) et des nouveaux voisins (portugais) qui se fichent complètement des autres. 

    Bonne journée

    7
    Mardi 27 Mars 2012 à 11:34

    bises bonne journée

    6
    Mardi 27 Mars 2012 à 10:55

    Hello Nettoue,  oui oui les Espagnols sont un peuple de gens biens, je les aime prou
    Du soleil et la maison chaude, quelle économie...
    Un moment sympa ce soir : The voice Belgique  
    Je te souhaite une journée bien remplie de petits  bonheurs

    feuille-com-champ.png

    5
    Mardi 27 Mars 2012 à 10:20

    Je suis aussi fils d'émigrés et mon père travaillaient comme carrier pour les fours àc chaux de Dugny (55) où je suis né. D'alleiurs, c'étaient les chefs du personnelles des usines qui allaient les embaucher. Il venaient tous avec un travail bien défini. Les employeurs les hébergaient dans des cantines (un ancien prieuré à Dugny, dans lequel je suis né)... ce n'est pas le même genre d'émigration.

     

    De plus, il faut dire que pendant la guerre, beaucoup d'émigrés étaient dans les réseaux de résitance. Italiens, Espagnols, Arméniens et polonais. ans les (M.O.I ) ou FTP.....

    4
    Mardi 27 Mars 2012 à 10:10

    Oui il y a des intégrations réussies mais que de décennies il a fallu.. je me rappelle quand toute petite je me demandais pourquoi on affublait ces émigrants et je ne comprenais pas pourquoi tout le monde se moquait d'eux! le reporter du Petit Parisien avait beaucoup de choses à apprendre...

    j'espère que cette période ne va pas recommencer..

    belle journée Nettoue avec tout plein de bisous

    chatou

    3
    Mardi 27 Mars 2012 à 09:40

    l'intolérance est un éternel recommencement

    bonne journée ensoleillée

    bisousss

    2
    Mardi 27 Mars 2012 à 09:12

    Les Espagnols comme les Portugais se sont très bien intégrés et c'est tant mieux !

    Bisous

    Claude

    1
    Mardi 27 Mars 2012 à 08:45

    Un article qui met à l'honneur la communauté espagnole... Bises et bonne journée - ZAZA EKLABLOG

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